Auteur/autrice : Mathieu Pép.

Infec fait tomber les Orcs!

Mardi soir au Stade Casse-Cou, Infec avaient rendez-vous avec les redoutables Orcs du Frontenac. Dans un match robuste où les coups ont plu sans causer d’infections majeures, les serviteurs de Nurgle ont fait preuve d’une discipline inhabituelle.

Après avoir pris les devants, Infec a résisté à la pression adverse pour retraiter au vestiaire avec une avance de 1 à 0.

Le Frontenac est revenu en force en deuxième demie et a rapidement créé l’égalité. En marquant tôt, les Orcs ont toutefois laissé beaucoup de temps au cadran. Fidèles à leur style patient, les Infec ont remonté le terrain méthodiquement, grugeant les précieuses secondes avant de reprendre les devants sur le tout dernier jeu du match.

Résultat final : Infec 2 – Frontenac 1.

Une victoire importante qui redonne espoir aux partisans… et qui prouve que la pourriture peut parfois triompher de la brutalité.

Infec cherche encore les infections… et le sang.

Jeudi soir, Infec prend la route pour affronter les redoutables Khornadiens — une équipe de Norse qui leur a déjà causé bien des cauchemars. Lors des deux dernières confrontations, le constat a été brutal : aucune élimination pour Infec, contre quatre pour leurs adversaires.

Du côté des fans, l’impatience se transforme en grogne. Ceux-ci mettent en doute la réputation de Infec à causer des infections. On attend d’eux un match brutal. On veut voir des infections, voire même une épidémie, une vraie.

Face à eux, les Norse arrivent avec leur classique cocktail de violence contrôlée et de robustesse glaciale. Des joueurs habitués à transformer chaque engagement en bagarre générale, et chaque tour en test de survie.

Jeudi soir, c’est simple : les fans n’attendent pas une victoire… ils attendent une infection de masse.

Zakk Pressgakh, Orc Grenouille

C’est au mythique Stade Casse-Cou, le domicile du Frontenac réputé pour ses gradins instables, ses clôtures rouillées et son terrain où les joueurs perdent souvent beaucoup plus que de simples dents, que Infec s’apprêtait à vivre une longue soirée.

Dès le coup d’envoi, l’ambiance était hostile. Les partisans du Frontenac hurlaient à chaque mise en échec pendant que les joueurs d’Infec tentaient simplement de survivre à la première mêlée.

Et pourtant, contre toute attente, le moment fort du match arriva très tôt.

Au centre du terrain, une infection nauséabonde se propagea soudainement sur Zakk Pressgakh, l’orc du Frontenac qui se promenait fièrement avec sa chain saw. Pris de spasmes au milieu du terrain, il rétrécit sous les yeux de toute la foule avant de se transformer en une minuscule grenouille verdâtre.

Le Stade Casse-Cou éclata d’un mélange de rires, de colère et d’insultes impossibles à décrire. Pendant quelques secondes, Infec croyait avoir changé le cours du match.

Ce fut malheureusement leur seul véritable exploit.

Le Frontenac reprit rapidement le contrôle de la rencontre avec une brutalité digne de la réputation du stade. Les blocs s’enchaînaient, les joueurs d’Infec tombaient les uns après les autres, comme de vulgaires mouches balayées dans la boue du Casse-Cou.

Au tableau indicateur, le résultat final était sans appel :

Frontenac 1 — Infec 0

Mais le véritable massacre apparaissait surtout au tableau des éliminations :

Frontenac 5 — Infec 1

Une défaite douloureuse pour Infec…

Relaxation

La pluie avait cessé depuis longtemps autour du vieux vestiaire, mais l’odeur, elle, restait. Une odeur lourde, tiède, rassurante. Leur odeur.

Infec ne parlait pas.

Ils étaient étendus un peu partout dans leur coin puant, entre les bancs. Certains dormaient à moitié, d’autres grattaient une croûte, un pansement douteux, ou regardaient le plafond comme s’il racontait quelque chose d’important.

Personne ne pensait au prochain match.

Dr. Pestilus, assis sur une caisse renversée, observait son équipe avec un mince sourire. Il se rendait compte que son équipe était non seulement dégueulasse, mais terriblement, magnifiquement puante.

Il reniflait cette odeur avec satisfaction, comme on apprécie un bon repas.

Et dans ce silence parfumé, ils étaient exactement là où ils devaient être, en attendant la prochaine pandémie.

Infection sans Complexe

La pluie tombait en filets tièdes sur la pelouse quand Infec quitta enfin le terrain. Le tableau indiquait 4–1 contre les humains du Complexe C. Une vraie victoire. Une victoire indiscutable sur tous les aspects de BloodBowl.

Mais dans le vestiaire, personne ne parlait des touchdowns.

On parlait des six.

Six infections.

Pas graves.
Pas spectaculaires.
Pas encore.

Mais six.

Dr. Pestilus, leur coach, restait debout, immobile, contemplant ses joueurs.

— « Le score… c’est bien. »
Il marqua une pause.
— « Mais les infections… c’est mieux. »

Chlam était déjà accroupi par terre, son carnet ouvert, trempé, annoté de flèches et de taches douteuses.

— « Le blitzer humain : toux sèche à la mi-temps. »
— « Le receveur : démangeaisons au cou dès la deuxième série. »
— « Le lanceur : rougeurs aux avant-bras après le deuxième contact avec Mollus. »

Il releva les yeux, fier.

— « On a optimisé le contact prolongé. »

Un grognement approbateur parcourut la pièce.

Sepsis, encore couvert de boue, souriait bêtement.

— « J’ai tenu le garde humain presque vingt secondes. Il pensait que je cherchais le ballon. »

Zika éclata d’un rire.

— « Moi, j’ai juste respiré. Fort. Très fort. Ils tombaient tout seuls. »

Puis la voix de Dr. Pestilus coupa les rires du vestiaire.

— « C’est un bon début… »

Les regards se tournèrent vers lui.

Il avança d’un pas, laissant une trace sur le sol.

— « Mais on ne peut pas se contenter de malaises, de rougeurs, de démangeaisons. On doit créer une pandémie. »

Infection stérile

Sous une pluie grasse qui collait aux armures, Infec pataugeait dans un match qui sentait déjà la défaite. Les Khornadiens, ces Norse au sourire carnassier, menaient 2–0 sans même sembler forcer. Chaque mêlée tournait court. Chaque contact, stérile, sans violence, sans toux. Pas la moindre infection à l’horizon.

La foule, d’abord confuse, se mit à huer. On était venu voir la contagion, pas une démonstration d’impuissance. Des cris fusaient des gradins : « Où est l’infection ? » Même les mouches semblaient éviter le terrain.

Peste, le Pestigor étoile, portait enfin le ballon. Une rare percée. Une ligne qui s’ouvrait vers la zone des buts. Il accéléra, traînant derrière lui l’espoir moisi d’Infec. À quelques pas de la délivrance, un Norse le percuta de plein fouet. Le choc fut sec, brutal. Peste bascula; le ballon lui échappa des mains avant même qu’il ne touche le sol. Il resta étendu, sans bouger.

Diagnostic : déchirure du ligament croisé du genou. Sa carrière était terminée.

Infec quitta le terrain sous les huées, sans fièvre à transmettre, sans gloire à ramener. Ce soir-là, pour la première fois, l’équipe de Nurgle n’avait contaminé que sa propre honte.

Repos Stratégique

Sous une pluie tiède qui sentait la vase, l’équipe Infec ne s’entraînait pas. Pas de courses. Pas de mêlées. Pas même un ballon. Les Nurgles avaient décrété la semaine « repos stratégique ». Cependant, leur intention n’était pas de se reposer. Au contraire, ils voulaient en profiter pour mettre au point leur nouvelles infections.

Au centre du vestiaire, une table servait d’atelier. On débattait sur la couleur des nouvelles contagions développé. Verdâtre classique ? Jaune inquiétant ? Gluant ? Sanglant ? Puant ?

Un Bloater plaidait pour des marbrures élégantes. Tandis qu’un Rotter, lui, insistait sur une texture plus « persistante et inquiètante ».

« Il faut que ça colle au regard », grogna le Rotter en traçant des croquis approximatifs avec ses intestins.

Même la « Bête » participait, laissant tomber de ses tentacules une substance douteuse ici et là, testant l’effet au sol.

Ce n’était pas des simples tests infections. C’était une signature.

Absence d’infection

Le vestiaire de l’Infec sentait les excréments et la frustration. Personne ne parlait du score final. On ne parlait que de l’infection qui ne se propageait pas.

Lors du match contre les Khornadiens, leurs adversaires se relevaient, intacts, comme si la contagion les évitait. Chaque contact manquait de venin, chaque blitz manquait de fièvre. Pendant ce temps, deux joueurs de Infec quittaient le terrain, et le match se termina 0-2 au tableau des éliminations.

L’affrontement contre les Pilons ne fut guère mieux. Une infection se déclara enfin chez l’ennemi — un maigre réconfort. Puis la réalité s’imposa : quatre d’entre eux furent blessées pour un score final 1-4 au tableau des éliminations.

Ce n’était pas une question de stratégie. Ni même de chance. Infec avait perdu ce qui faisait sa réputation : sa capacité à contaminer l’adversaire. En quittant le terrain, l’équipe comprit que la vraie défaite ne se lisait pas sur le tableau, mais dans cette absence d’infection laissée derrière elle.

Reste à voir si l’embauche de Chlam, jeune espoir aux antécédents déloyaux, fera la différence lors de leur prochain affrontement.

Infection chez le Frontenac

Sous une bruine grasse, Infec quitta le terrain dans un calme dérangeant.

Pas de cris. Pas de célébration.

Dans les gradins, on ne parlait pas de la victoire 2-1 contre les Frontenac.

Leur objectif n’était pas de marquer.
Ni même de gagner.

Ils voulaient infecter.

En face, les Frontenac jubilaient. Trois éliminations contre deux. Les orques frappaient leurs plastrons, fiers d’avoir « gagné le vrai combat ».

Pendant ce temps, Infec quittait le terrain en ramassant ses déchets, avec un petit sourire sournois au visage. Car, tour après tour, ils avaient fait autre chose…

Ils avaient Infecté. Lentement. Inexorablement.

Chaque mêlée laissait une fatigue étrange chez les orques. Une lourdeur. Une odeur qui collait à la peau.

Ce soir-là, les orques avaient gagné les éliminations.

Mais Infec avait gagné le match.

Et dans le vestiaire de Frontenac, certains commencèrent… à tousser.

Les Murmures au Temple de la renommée

Depuis seulement deux saisons, les Murmures ont tracé leur chemin dans la KSGL avec une constance qui force le respect. Leur succès a mené l’équipe vers l’ultime reconnaissance : leur intronisation au Temple de la renommée – Équipes intronisées. Pour y accéder, une formation doit remporter deux championnats consécutifs, un accomplissement rare qui marque durablement l’histoire de la ligue. Seules deux autres équipes ont réussi cet exploit.

Menée par la capitaine Mme Wolf, et sous la lueur d’une pleine lune rouge, cette formation nécromantique s’est distinguée lors des saisons XXIV et XXV par son sang-froid, sa force, sa stratégie et sa cohésion sur le terrain.

Merci à toutes les personnes qui ont félicité cette formation désormais légendaire. Découvrez les détails de cette intronisation au Temple ici