Relaxation

La pluie avait cessé depuis longtemps autour du vieux vestiaire, mais l’odeur, elle, restait. Une odeur lourde, tiède, rassurante. Leur odeur.

Infec ne parlait pas.

Ils étaient étendus un peu partout dans leur coin puant, entre les bancs. Certains dormaient à moitié, d’autres grattaient une croûte, un pansement douteux, ou regardaient le plafond comme s’il racontait quelque chose d’important.

Personne ne pensait au prochain match.

Dr. Pestilus, assis sur une caisse renversée, observait son équipe avec un mince sourire. Il se rendait compte que son équipe était non seulement dégueulasse, mais terriblement, magnifiquement puante.

Il reniflait cette odeur avec satisfaction, comme on apprécie un bon repas.

Et dans ce silence parfumé, ils étaient exactement là où ils devaient être, en attendant la prochaine pandémie.

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