Auteur/autrice : Mathieu Pép.

Infection sans Complexe

La pluie tombait en filets tièdes sur la pelouse quand Infec quitta enfin le terrain. Le tableau indiquait 4–1 contre les humains du Complexe C. Une vraie victoire. Une victoire indiscutable sur tous les aspects de BloodBowl.

Mais dans le vestiaire, personne ne parlait des touchdowns.

On parlait des six.

Six infections.

Pas graves.
Pas spectaculaires.
Pas encore.

Mais six.

Dr. Pestilus, leur coach, restait debout, immobile, contemplant ses joueurs.

— « Le score… c’est bien. »
Il marqua une pause.
— « Mais les infections… c’est mieux. »

Chlam était déjà accroupi par terre, son carnet ouvert, trempé, annoté de flèches et de taches douteuses.

— « Le blitzer humain : toux sèche à la mi-temps. »
— « Le receveur : démangeaisons au cou dès la deuxième série. »
— « Le lanceur : rougeurs aux avant-bras après le deuxième contact avec Mollus. »

Il releva les yeux, fier.

— « On a optimisé le contact prolongé. »

Un grognement approbateur parcourut la pièce.

Sepsis, encore couvert de boue, souriait bêtement.

— « J’ai tenu le garde humain presque vingt secondes. Il pensait que je cherchais le ballon. »

Zika éclata d’un rire.

— « Moi, j’ai juste respiré. Fort. Très fort. Ils tombaient tout seuls. »

Puis la voix de Dr. Pestilus coupa les rires du vestiaire.

— « C’est un bon début… »

Les regards se tournèrent vers lui.

Il avança d’un pas, laissant une trace sur le sol.

— « Mais on ne peut pas se contenter de malaises, de rougeurs, de démangeaisons. On doit créer une pandémie. »

Infection stérile

Sous une pluie grasse qui collait aux armures, Infec pataugeait dans un match qui sentait déjà la défaite. Les Khornadiens, ces Norse au sourire carnassier, menaient 2–0 sans même sembler forcer. Chaque mêlée tournait court. Chaque contact, stérile, sans violence, sans toux. Pas la moindre infection à l’horizon.

La foule, d’abord confuse, se mit à huer. On était venu voir la contagion, pas une démonstration d’impuissance. Des cris fusaient des gradins : « Où est l’infection ? » Même les mouches semblaient éviter le terrain.

Peste, le Pestigor étoile, portait enfin le ballon. Une rare percée. Une ligne qui s’ouvrait vers la zone des buts. Il accéléra, traînant derrière lui l’espoir moisi d’Infec. À quelques pas de la délivrance, un Norse le percuta de plein fouet. Le choc fut sec, brutal. Peste bascula; le ballon lui échappa des mains avant même qu’il ne touche le sol. Il resta étendu, sans bouger.

Diagnostic : déchirure du ligament croisé du genou. Sa carrière était terminée.

Infec quitta le terrain sous les huées, sans fièvre à transmettre, sans gloire à ramener. Ce soir-là, pour la première fois, l’équipe de Nurgle n’avait contaminé que sa propre honte.

Repos Stratégique

Sous une pluie tiède qui sentait la vase, l’équipe Infec ne s’entraînait pas. Pas de courses. Pas de mêlées. Pas même un ballon. Les Nurgles avaient décrété la semaine « repos stratégique ». Cependant, leur intention n’était pas de se reposer. Au contraire, ils voulaient en profiter pour mettre au point leur nouvelles infections.

Au centre du vestiaire, une table servait d’atelier. On débattait sur la couleur des nouvelles contagions développé. Verdâtre classique ? Jaune inquiétant ? Gluant ? Sanglant ? Puant ?

Un Bloater plaidait pour des marbrures élégantes. Tandis qu’un Rotter, lui, insistait sur une texture plus « persistante et inquiètante ».

« Il faut que ça colle au regard », grogna le Rotter en traçant des croquis approximatifs avec ses intestins.

Même la « Bête » participait, laissant tomber de ses tentacules une substance douteuse ici et là, testant l’effet au sol.

Ce n’était pas des simples tests infections. C’était une signature.

Absence d’infection

Le vestiaire de l’Infec sentait les excréments et la frustration. Personne ne parlait du score final. On ne parlait que de l’infection qui ne se propageait pas.

Lors du match contre les Khornadiens, leurs adversaires se relevaient, intacts, comme si la contagion les évitait. Chaque contact manquait de venin, chaque blitz manquait de fièvre. Pendant ce temps, deux joueurs de Infec quittaient le terrain, et le match se termina 0-2 au tableau des éliminations.

L’affrontement contre les Pilons ne fut guère mieux. Une infection se déclara enfin chez l’ennemi — un maigre réconfort. Puis la réalité s’imposa : quatre d’entre eux furent blessées pour un score final 1-4 au tableau des éliminations.

Ce n’était pas une question de stratégie. Ni même de chance. Infec avait perdu ce qui faisait sa réputation : sa capacité à contaminer l’adversaire. En quittant le terrain, l’équipe comprit que la vraie défaite ne se lisait pas sur le tableau, mais dans cette absence d’infection laissée derrière elle.

Reste à voir si l’embauche de Chlam, jeune espoir aux antécédents déloyaux, fera la différence lors de leur prochain affrontement.

Infection chez le Frontenac

Sous une bruine grasse, Infec quitta le terrain dans un calme dérangeant.

Pas de cris. Pas de célébration.

Dans les gradins, on ne parlait pas de la victoire 2-1 contre les Frontenac.

Leur objectif n’était pas de marquer.
Ni même de gagner.

Ils voulaient infecter.

En face, les Frontenac jubilaient. Trois éliminations contre deux. Les orques frappaient leurs plastrons, fiers d’avoir « gagné le vrai combat ».

Pendant ce temps, Infec quittait le terrain en ramassant ses déchets, avec un petit sourire sournois au visage. Car, tour après tour, ils avaient fait autre chose…

Ils avaient Infecté. Lentement. Inexorablement.

Chaque mêlée laissait une fatigue étrange chez les orques. Une lourdeur. Une odeur qui collait à la peau.

Ce soir-là, les orques avaient gagné les éliminations.

Mais Infec avait gagné le match.

Et dans le vestiaire de Frontenac, certains commencèrent… à tousser.

Les Murmures au Temple de la renommée

Depuis seulement deux saisons, les Murmures ont tracé leur chemin dans la KSGL avec une constance qui force le respect. Leur succès a mené l’équipe vers l’ultime reconnaissance : leur intronisation au Temple de la renommée – Équipes intronisées. Pour y accéder, une formation doit remporter deux championnats consécutifs, un accomplissement rare qui marque durablement l’histoire de la ligue. Seules deux autres équipes ont réussi cet exploit.

Menée par la capitaine Mme Wolf, et sous la lueur d’une pleine lune rouge, cette formation nécromantique s’est distinguée lors des saisons XXIV et XXV par son sang-froid, sa force, sa stratégie et sa cohésion sur le terrain.

Merci à toutes les personnes qui ont félicité cette formation désormais légendaire. Découvrez les détails de cette intronisation au Temple ici

Infec

Sous un ciel jaunâtre où l’air lui-même semblait malade, une odeur nauséabonde s’est abattue sur le stade « La Plaie ouverte ». Un stade où l’odeur arrive avant le bruit.

Les spectateurs ont d’abord cru à un problème d’égouts qui déborde… puis ils ont vu… ça.

Des joueurs boursouflés d’infections, suintants, traînant derrière eux une traînée de pus et de mouches.

Ils ne marchent pas en équipe.

Ils avancent comme une épidémie.

On raconte que ces joueurs ne se sont pas entraînés ensemble. Ils se sont contaminés les uns les autres. Et chaque joueur porte sa propre infection; Lèpre, peste, malaria, syphilis, nécrose…

À chaque blocage, à chaque chute, à chaque contact, quelque chose se transmet. Quelque chose de collant…

Ils ne cherchent pas la victoire.
Ils cherchent la propagation.

INFEC, cette nouvelle équipe répugnante, est sur le terrain, et lorsque leur adversaire vont comprendre… il sera déjà trop tard.

Prenez garde : les infections se transmettent par contact.

Murmures vs Totem

Mesdames et messieurs, après une longue pause, préparez-vous… car jeudi soir, le silence va se briser chez le Totem.

Oui, vous avez bien entendu. Les Murmures sont de retour. On ne les avait plus vus, plus entendus — et pourtant, sous les gradins, quelque chose n’a jamais cessé de bouger. Et ce jeudi, ils fouleront de nouveau le terrain.

Face à eux : le Totem, qui recevra les Murmures dans un stade qui n’oublie rien. Un lieu où des arbres ancestraux respirent encore, témoins silencieux des affrontements passés.

Ce ne sera pas un simple match. Les Murmures n’entrent pas sur ce terrain pour faire acte de présence. Ils viennent rappeler une chose : une longue pause n’éteint pas la faim.

Jeudi soir. Chez le Totem. Restez à l’écoute… parce que ce qui revient du silence ne repart jamais intact.

Le retour des Murmures

Après une longue pause, le stade reste silencieux… trop silencieux.


Sous les gradins, les Murmures se dégourdissent enfin.


Les os craquent, les griffes s’aiguisent, et les souffles morts reprennent leur rythme.

Chaque joueur se souvient du terrain, de la boue, des cris, des impacts. Rien ne s’oublie. Rien ne s’efface.


Ce n’est pas une renaissance — c’est un réveil. Lent. Inévitable.


Les regards vides se tournent vers la ligne d’engagement. La violence du jeu les appelle encore.


Les Murmures reviennent au jeu, rouillés peut-être… mais affamés. Et ceux qui les affrontent comprennent vite une chose :
le silence n’est qu’une respiration entre deux violences.

Murmures vs Pilons – un défi épicé

Sous un ciel encore chargé de la brume glacée du Goosebumps Field, les Murmures s’entraînent en silence, en préparation pour affronter les Pilons. Une équipe Halfling menée par un coach à la réputation redoutable, dont les stratégies sont aussi rusées que ses recettes secrètes.

Au loin, des bruits et des odeurs de cuisine montent du camp adverse. Les Pilons — une bande de Halflings aussi imprévisibles que gloutons — dressent leurs marmites géantes et polissent leur logo : un coq doré qui bombe le torse. On dit qu’ils dépensent une petite fortune pour attirer des joueurs étoiles. Et lorsqu’un Halfling sort l’argent… c’est rarement pour acheter des salades.

Il est fort probable que Le Grand Chef Rôtisseur soit dans leurs rangs. Une légende culinaire et un voleur notoire, réputé pour dérober les stratégies des équipes adverses avant même qu’elles ne se déploient sur le terrain.

La capitaine des Murmures fait signe : l’heure n’est plus aux doutes.
Car même si ces Pilons semblent petits et inoffensifs, ils n’en restent pas moins redoutable et dangereux.
Le match qui s’en vient promet d’être difficile… et déstabilisant pour les Murmures.