Auteur/autrice : Mathieu Pép.

Infec vs Pilons

Le duel entre Infec et les Pilons s’annonce comme l’un des affrontements les plus attendus du mois. Leur première rencontre plus tôt cette saison s’était conclue par une victoire des Pilons 2 à 1. Avec une humiliation subie sur le plan physique qui est restée dans les mémoires. Les Halflings avaient dominé les échanges avec un impressionnant 4 à 1 en éliminations, laissant plusieurs joueurs d’Infec au sol.

Depuis, les serviteurs de Nurgle ont repris leur élan. Lors de leur dernier affrontement, Infec a livré une solide performance en obtenant une victoire 1 à 0 face aux Blizz’ork, démontrant une défense efficace et un meilleur contrôle du terrain.

Infec se tourne maintenant vers son duel du mois prévu ce mercredi contre les Pilons. Leur objectif sera d’imposer leur puissance, de contrôler le terrain et de propager un maximum d’infections à chacun de leurs adversaires. Chaque blocage sera une occasion de démontrer que cette équipe demeure l’une des plus redoutables de la ligue lorsque le jeu devient physique.

Les Pilons tenteront de confirmer leur premier succès, tandis que Infec cherchera à effacer le souvenir d’un match où rien ne s’était déroulé comme prévu. Une chose est certaine : aucun des deux camps ne voudra céder le moindre pouce de terrain, et ce duel pourrait bien laisser des traces, autant au classement que sur les effectifs.

Infec vs Blizz’Ork

Jeudi soir, sous les projecteurs du stade La Marde Infectée, Infec accueille les redoutables Blizz’Ork, une meute de black orcs forgés dans la brutalité. L’air sent le fer, la boue et les antiseptiques.

Dans le vestiaire de Infec, les rituels sont en cours. Les joueurs vérifient leurs plaies, resserrent leurs protections et injectent leurs derniers sérums mutagènes.

De l’autre côté du tunnel, les Blizz’Ork cognent déjà les murs, faisant trembler les fondations du stade. Chaque impact résonne comme un avertissement. Ils n’ont pas de stratégie cérébrale, seulement une certitude : écraser tout ce qui respire encore après le premier contact.

La stratégie de Infec est claire : contaminer l’adversaire et faire du match une extension de leur propre infection. Dans ce stade qui porte bien son nom, même la victoire n’est jamais propre — elle commence toujours par une propagation.

Quand les équipes entrent sur la boue, un silence étrange s’installe une seconde, vite brisé par les hurlements d’excitations du public.

Infec en vacances

Après une longue saison à répandre des contagions sur les terrains de Blood Bowl, les joueurs de Infec reçurent un ordre inattendu de leur entraîneur : une semaine complète de vacances.

Les Guerriers de Nurgle sombrèrent dans les marécages pour un repos bien mérité, les Pestigors partirent explorer de nouveaux foyers d’infection, tandis que les Nurglings transformèrent une modeste auberge en véritable désastre sanitaire. Même les Rotters profitèrent de cette pause, perdant au passage quelques morceaux de chair sans que cela ne les dérange.

Mais après quelques jours, l’appel du jeu se fit sentir. Les joueurs de Infec s’ennuyaient déjà de la boue, des plaquages brutaux et des acclamations horrifiées de la foule. Les entraînements reprirent rapidement, plus intenses que jamais.

Une nouvelle circulait dans tout le Vieux Monde : une équipe montante, les Grigris, cherchait à se faire un nom. Cette annonce éveilla immédiatement l’intérêt de Infec. Reposés, revigorés et plus contagieux que jamais, les disciples du Grand-Père Nurgle n’avaient qu’une seule envie : reprendre le terrain et affronter des nouvelles équipes comme les Grigris.

Infec est ouvert à affronter n’importe quel équipe qui osera mettre le pied dans leur marécage de marde!

Communiqué spécial des attachés de presse de Infec

Infec est fier de présenter officiellement son nouvel uniforme aux supporters du Vieux Monde. Fidèles à la tradition de l’équipe, les joueurs arborent leurs emblématiques tenues vert putréfié et brun boueux, rehaussées d’armures rongées par la rouille et des couleurs distinctives du clan.

Les numéros, peints à la hâte et souvent à moitié effacés, sont presque aussi difficiles à déchiffrer que les noms des joueurs eux-mêmes, tant les taches suspectes et les moisissures accumulées au fil des saisons les recouvrent. Malgré leur apparence délabrée, chaque pièce d’équipement est portée avec une immense fierté, car chez Infec, plus un uniforme semble avoir survécu à des catastrophes, plus il inspire le respect.

Les supporters ont immédiatement répondu à cette présentation officielle en scandant le nom de leur équipe, tandis que les mouches bourdonnaient joyeusement autour des joueurs. Après tout, dans Blood Bowl, on ne juge pas une équipe à l’odeur de son uniforme, mais au nombre d’adversaires qu’elle laisse allongés sur le terrain.

Infec fait tomber les Orcs!

Mardi soir au Stade Casse-Cou, Infec avaient rendez-vous avec les redoutables Orcs du Frontenac. Dans un match robuste où les coups ont plu sans causer d’infections majeures, les serviteurs de Nurgle ont fait preuve d’une discipline inhabituelle.

Après avoir pris les devants, Infec a résisté à la pression adverse pour retraiter au vestiaire avec une avance de 1 à 0.

Le Frontenac est revenu en force en deuxième demie et a rapidement créé l’égalité. En marquant tôt, les Orcs ont toutefois laissé beaucoup de temps au cadran. Fidèles à leur style patient, les Infec ont remonté le terrain méthodiquement, grugeant les précieuses secondes avant de reprendre les devants sur le tout dernier jeu du match.

Résultat final : Infec 2 – Frontenac 1.

Une victoire importante qui redonne espoir aux partisans… et qui prouve que la pourriture peut parfois triompher de la brutalité.

Infec cherche encore les infections… et le sang.

Jeudi soir, Infec prend la route pour affronter les redoutables Khornadiens — une équipe de Norse qui leur a déjà causé bien des cauchemars. Lors des deux dernières confrontations, le constat a été brutal : aucune élimination pour Infec, contre quatre pour leurs adversaires.

Du côté des fans, l’impatience se transforme en grogne. Ceux-ci mettent en doute la réputation de Infec à causer des infections. On attend d’eux un match brutal. On veut voir des infections, voire même une épidémie, une vraie.

Face à eux, les Norse arrivent avec leur classique cocktail de violence contrôlée et de robustesse glaciale. Des joueurs habitués à transformer chaque engagement en bagarre générale, et chaque tour en test de survie.

Jeudi soir, c’est simple : les fans n’attendent pas une victoire… ils attendent une infection de masse.

Zakk Pressgakh, Orc Grenouille

C’est au mythique Stade Casse-Cou, le domicile du Frontenac réputé pour ses gradins instables, ses clôtures rouillées et son terrain où les joueurs perdent souvent beaucoup plus que de simples dents, que Infec s’apprêtait à vivre une longue soirée.

Dès le coup d’envoi, l’ambiance était hostile. Les partisans du Frontenac hurlaient à chaque mise en échec pendant que les joueurs d’Infec tentaient simplement de survivre à la première mêlée.

Et pourtant, contre toute attente, le moment fort du match arriva très tôt.

Au centre du terrain, une infection nauséabonde se propagea soudainement sur Zakk Pressgakh, l’orc du Frontenac qui se promenait fièrement avec sa chain saw. Pris de spasmes au milieu du terrain, il rétrécit sous les yeux de toute la foule avant de se transformer en une minuscule grenouille verdâtre.

Le Stade Casse-Cou éclata d’un mélange de rires, de colère et d’insultes impossibles à décrire. Pendant quelques secondes, Infec croyait avoir changé le cours du match.

Ce fut malheureusement leur seul véritable exploit.

Le Frontenac reprit rapidement le contrôle de la rencontre avec une brutalité digne de la réputation du stade. Les blocs s’enchaînaient, les joueurs d’Infec tombaient les uns après les autres, comme de vulgaires mouches balayées dans la boue du Casse-Cou.

Au tableau indicateur, le résultat final était sans appel :

Frontenac 1 — Infec 0

Mais le véritable massacre apparaissait surtout au tableau des éliminations :

Frontenac 5 — Infec 1

Une défaite douloureuse pour Infec…

Relaxation

La pluie avait cessé depuis longtemps autour du vieux vestiaire, mais l’odeur, elle, restait. Une odeur lourde, tiède, rassurante. Leur odeur.

Infec ne parlait pas.

Ils étaient étendus un peu partout dans leur coin puant, entre les bancs. Certains dormaient à moitié, d’autres grattaient une croûte, un pansement douteux, ou regardaient le plafond comme s’il racontait quelque chose d’important.

Personne ne pensait au prochain match.

Dr. Pestilus, assis sur une caisse renversée, observait son équipe avec un mince sourire. Il se rendait compte que son équipe était non seulement dégueulasse, mais terriblement, magnifiquement puante.

Il reniflait cette odeur avec satisfaction, comme on apprécie un bon repas.

Et dans ce silence parfumé, ils étaient exactement là où ils devaient être, en attendant la prochaine pandémie.

Infection sans Complexe

La pluie tombait en filets tièdes sur la pelouse quand Infec quitta enfin le terrain. Le tableau indiquait 4–1 contre les humains du Complexe C. Une vraie victoire. Une victoire indiscutable sur tous les aspects de BloodBowl.

Mais dans le vestiaire, personne ne parlait des touchdowns.

On parlait des six.

Six infections.

Pas graves.
Pas spectaculaires.
Pas encore.

Mais six.

Dr. Pestilus, leur coach, restait debout, immobile, contemplant ses joueurs.

— « Le score… c’est bien. »
Il marqua une pause.
— « Mais les infections… c’est mieux. »

Chlam était déjà accroupi par terre, son carnet ouvert, trempé, annoté de flèches et de taches douteuses.

— « Le blitzer humain : toux sèche à la mi-temps. »
— « Le receveur : démangeaisons au cou dès la deuxième série. »
— « Le lanceur : rougeurs aux avant-bras après le deuxième contact avec Mollus. »

Il releva les yeux, fier.

— « On a optimisé le contact prolongé. »

Un grognement approbateur parcourut la pièce.

Sepsis, encore couvert de boue, souriait bêtement.

— « J’ai tenu le garde humain presque vingt secondes. Il pensait que je cherchais le ballon. »

Zika éclata d’un rire.

— « Moi, j’ai juste respiré. Fort. Très fort. Ils tombaient tout seuls. »

Puis la voix de Dr. Pestilus coupa les rires du vestiaire.

— « C’est un bon début… »

Les regards se tournèrent vers lui.

Il avança d’un pas, laissant une trace sur le sol.

— « Mais on ne peut pas se contenter de malaises, de rougeurs, de démangeaisons. On doit créer une pandémie. »

Infection stérile

Sous une pluie grasse qui collait aux armures, Infec pataugeait dans un match qui sentait déjà la défaite. Les Khornadiens, ces Norse au sourire carnassier, menaient 2–0 sans même sembler forcer. Chaque mêlée tournait court. Chaque contact, stérile, sans violence, sans toux. Pas la moindre infection à l’horizon.

La foule, d’abord confuse, se mit à huer. On était venu voir la contagion, pas une démonstration d’impuissance. Des cris fusaient des gradins : « Où est l’infection ? » Même les mouches semblaient éviter le terrain.

Peste, le Pestigor étoile, portait enfin le ballon. Une rare percée. Une ligne qui s’ouvrait vers la zone des buts. Il accéléra, traînant derrière lui l’espoir moisi d’Infec. À quelques pas de la délivrance, un Norse le percuta de plein fouet. Le choc fut sec, brutal. Peste bascula; le ballon lui échappa des mains avant même qu’il ne touche le sol. Il resta étendu, sans bouger.

Diagnostic : déchirure du ligament croisé du genou. Sa carrière était terminée.

Infec quitta le terrain sous les huées, sans fièvre à transmettre, sans gloire à ramener. Ce soir-là, pour la première fois, l’équipe de Nurgle n’avait contaminé que sa propre honte.