Auteur/autrice : Jean-François C

Beau Gosse, belle jambe

La compétition intra-équipe a ceci de sain qu’elle engendre son lot d’efforts des divers protagonistes impliqués.

Il va sans dire, Beau Gosse, amateur d’entraînement, n’a jamais été parfaitement à l’abri des raccourcis; chest-bras, chest-bras, c’est pas tous les jours que le capitaine des Fistons fait ses exercices de jambes et son cardio au gymnase.

L’arrivée de Boisclair, gnoblar et prétendant, a su mettre fin à ces écarts de Beau Gosse. Fini de rire, et les résultats sont déjà probants. En effet, au dernier entraînement des Fistons juste après la partie contre les Flocons, nombreux furent ceux qui constatèrent que Beau Gosse ne finissait plus dernier aux sprint. Derrière Pamplemousse, Kiwi et ses échasses ainsi que derrière un véhicule pompé à l’os, mais plus dernier.

Cela aura-t-il une incidence lors de la prochaine partie des Fistons? Le Gnomicide risque bien de le découvrir, dès demain.

Zizanie chez les Fistons

Trop de chefs, pas assez de Fistons; c’est le constat post-repêchage que doivent faire les Fistons.

L’arrivée de Boisclair Suapoud’, Gboblar en chef, dans les rangs des Fistons, avait déjà de quoi semer l’émoi: un nouveau vizir à la place du vizir? Beau Gosse avait déjà matière à réflexion.

Puis, lors de la partie inaugurale des recrues contre les Flocons, la réflexion s’est changée en consternation. Dans une équipe nécessitant des instructions claires, les ordres émanant de deux leaders avaient de quoi surprendre et rendre le plus confus les plus aguerris des Fistons.

Spécialement en seconde demie, les Fistons se sont complètement désorganisés, incapables de réaliser des jeux simples et offrant la partie aux Flocons qui n’ont pourtant guère fait mieux, au plus grand déplaisir de 160 000 fans. Principale consolation? Le spectacle horrifiant de vampires assoiffés à de très nombreuses reprises, au point d’en être disgracieux. La sortie ensanglantée de Beau Gosse n’a en rien aidé la cohésion et au final, c’est par une marque décevante de 1-0 que se sont inclinés les Fistons.

Suivant cette débâcle, la foule scanda le nom de Beau Gosse qui se vit offrir l’étoile du match; clairement, les gens n’ont pas vu de faiblesse en son leadership. Par contre, combien de contre-performances les Fistons peuvent-ils se permettre encore avant que les encouragements se changent en huées? Combien de jours avant que Boisclair ne sabote le leadership de Beau Gosse?

Vive les Fistons!

Vive le drama!

Vive Beau Gosse?

Beau Gosse en reconstruction

Les deux dernières semaines ont été éprouvantes pour Beau Gosse. Un blitz de 4 parties en 2 semaines ‘annonçait prometteur. Encore une fois, c’est avec des idées plein la tête qu’il embarqua sur le pitch. Encore une fois, la destinée s’est chargée de remodeler son joli minois et celui-ci s’est retrouvé cloué au sol pendant le second match de donjon-balle, cloué au banc pour une agonisante partie. Puis, à peine revenu au jeu, il fut retourné au sol par l’Archange des les premiers instants du match. Force est d’admettre qu’il n’aura pas pu mettre toutes ses compétences à profit.

Toutefois, c’est via un jeu inusité que Beau Gosse s’est encore démarqué: une passe de touché, entre deux arbres intimidants et une couverture défensive sur le receveur! Nul doute que Nuffle lui-même a transporté le ballon, qui assura la nulle contre les Pilons.

Et même si hier Beau Gosse n’eut que quelques secondes pour participer au match contre l’Archange, il n’en prit pas moins des notes, notamment au sujet de Michel, l’Ogre de l’Archange. Tel le saint du même nom, Michel trouva dans le saint-esprit de Nuffle la force de puiser dans ses derniers retranchements pour aller de l’avant quand le sort s’acharnait contre lui. Un vrai pro, dans une ligue trop souvent constituée d’amateurs. Beau Gosse s’est demandé comment transmettre un tel atout aux trolls; ils ont après tout été entraînés, serait-il donc possible de les entraîner jusque-là? Est-ce que Michel, une fois à la retraite, voudra bien enseigner ses secrets?

Pour forcer Michel à la retraite et à devoir faire ce choix, les Fistons auront besoin d’offrir une revanche à l’Archange. Ils voudront sans doute venger leur défaite contre la déferlante des Fistons, de leur invité Hafklem, mais surtout de Planeur Rippeur, véritable héros, qui fit un atterrissage en zone ennemie, une interception capitale et le touché de la victoire avec le ballon ainsi saisi.

Vive Planeur Rippeur!

Vive les Fistons!

Vive Beau Gosse!

Fais ton voeu, Beau Gosse!

Beau Gosse a été entendu. Il a demandé à Nuffle un signe, une indication, un songe de comment gérer les Filons et les poulets. Magnanime, Nuffle a envoyé l’os de poulet appelé fourchette. Le symbole était fort; cet os de poulet ainsi fracassé était bien évidemment un signe que Nuffle regarderait la future partie de chicken bowl avec intérêt si les joueurs des Fistons se permettaient quelques…libéralités et que le voeu de Beau Gosse serait ainsi exaucé.

Il n’en fallait pas plus pour comprendre le message; Gil D’ouà, il aurait l’douà. Il serait même récompensé car, aux yeux de Nuffle, ses incartades auraient pour ce match la valeur des sorties « légitimes ».

Dès les premiers instants du match, son conducteur s’exécuta, puis enchaîna les os brisés, à foison, jusqu’à divertir la foule jeune et intrépide de simulations de moult blessures grotesques et sanglantes. Pas moins de 5 joueurs des Filons passèrent sous les roues du carosse, en plus d’un autre qui tenta en vain de rester debout devant lui.

De manière anecdotique, il y eut aussi un match impliquant de compter des touchdown, et c’est ici que les Filons ont brillé. Agiles, preux et débrouillards, le nombre de ceux-ci toujours rapetissant ne les empêcha pas de réaliser des jeux complexes et beaux, en plus de manier le poulet aussi facilement qu’on manie un ballon.

Du côté des Fistons, c’est par les airs que les touchés sont venus, les poulets et coqs de ce monde permettant sans doute aux diminutives étoiles des Fistons de filer vers la zone des buts avec une légèreté presque insoutenable. Au final, une nulle des plus satisfaisante pour tous: la Kasse-Gueule a gagné des fans, Beau Gosse a été exaucé, et Gil D’ouà a eu l’douà.

Vive les Fistons!

Vive Beau Gosse!

Fais tes prières Beau Gosse!

Contre le Khornadien, Beau Gosse et les Fistons avaient un plan de match solide. Des stratégies affinées. Des ordres simples pour ceux qui prêchent plus par le corps que l’esprit. Mais en vain.

Le difficile début de saison a continué pour les Fistons. Le plan de match a eu beau être suivi, les ordres, compris, il n’en reste pas moins que le résultat fut encore une fois décevant. C’est blanchi, autant au niveau du pointage que des blessures, que les Fistons ce sont inclinés. Soyons francs, les Fistons détestent le blanc, au point où des fans ont commencé à montrer publiquement leur mécontentement.

Devant ce fait accompli, Beau Gosse a fait de l’introspection. Où a-t-il donc failli de mener son club à la victoire? Soudain, l’illumination; le Khornadien a fait ses prières, mais pas lui. Grave erreur; Nuffle a choisi son camp. C’est ainsi que Beau Gosse se mit à prier, prier encore, jusqu’à une illumination.

Un poulet. Le prochain match, Nuffle lui promit, aura des ailes.

Sur le banc? Derrière le banc? Pas de différence pour Beau Gosse

Même blessé et même animé par une haine nouvelle envers les Thralls, impossible pour Beau Gosse de prendre une pause; il y a trop à faire. Pour réorganiser les Fistons, il fallait une réflexion et il fallait que les babines abimées suivent les bottines amochées.

Beau Gosse, pour l’affrontement pressenti avec le Frontenac, a convaincu le coach des Fistons de prendre la relève et c’est lui qui gérera le banc. Avec lui, une stratégie innovante; des nouveaux plans de match, des nouvelles étoiles, et un brin plus de sang, ce qui ne sera pas pour déplaire à Nuffle.

Contre le Frontenac, Beau Gosse a promis à ses joueurs une vedette jamais vue depuis la naissance de l’équipe. Il a promis aux occupants de Gil Dou’à le champs libre pour assouvir leurs plus bas instincts. Il a promis à Pariz’os le beau bouclier de Rendum, ou ce qu’il en reste, ce qui devrait l’aider à péter des gueules.

Et au Frontenac? Beau Gosse promet de multiples prières.

Les Fistons sont morts!

Vive les Fistons!

Vive Beau Gosse!

Les conditions gagnantes sont pas réunies pour les Fistons; Pékapé et Rendum tombent au combat.

Quand l’apothicaire des Fistons a entendu direque certains se faisaient greffer des bras, il s’est immédiatement mis sur la file d’attente. Si, jusqu’à ce jour, ses 2 bras lui ont suffi, le séjour double de Beau Gosse à l’infirmerie a semblé un brin taxant et il a dû… sacrifier d’autres patients pour soigner le capitaine.

Ainsi, Rendum, fier marqueur de 6 touchés, fier coureur, est tombé au combat. On risque d’en parler longtemps, de ce Rendum perdu, et il serait tentant de blâmer quelqu’un ou quelque chose… mais les Fistons s’abstiendront d’attribuer la défaite à qui que ce soit.

Même sort pour Pékapé, fier marqueur de 5 touchés, fier coureur/bloqueur, qui a été volatilisé par une boule de feu. Lui n’aura pas besoin d’enterrement, car ses cendres sont déjà dispersées à l’endroit où il l’aurait voulu.

De leur côté, ce n’est pas les commotions cérébrales qui ont semblé freiner les Vampires. Nombreux furent ceux qui visitèrent les étoiles, mais un seul visita l’infirmerie. Décidément, les Fistons peinent à trouver la faille des Flocons. Blanchis, déçus, mais avec la foi intacte, ils ne l’avoueront pas, mais ils espèrent bien affronter quelqu’un d’autre pour leur prochain match.

C’est ainsi que la quasi totalité de l’attaque des Fistons part en fumée et cela risque d’influencer l’avenir des Fistons. Il y a des choix à faire. Des armes à affuter. Des pattes à graisser. Une chance que ce ne sont pas les recrues qui manquent.

Plusieurs Fistons sont morts!

Vive les Fistons!

Vive Beau Gosse!

Un début de saison coup-ci, coup-ça pour Beau Gosse

La saison 26 a commencé difficilement pour Beau Gosse car, blessé, il se voyait relégé aux fonctions d’assistant-coach au lieu de briller sur le terrain. Le défi du premier match résidait en la présence de deux vampires sur le terrain, et le plan de match de Beau Gosse pour ses troupes était simple: ne regardez pas les vampires! Le lecteur averti comprendra que plus d’une instruction aux Fistons pourrait s’avérer devenir un problème.

Un événement fortuit s’ensuivit et força le destin. Nuffle, prédisposé par les offrandes des Flocons, décida de parsemer le terrain de taupes. Ce fut la première erreur de la carrière d’assistant-coach de Beau Gosse; il donna une seconde instruction: regardez où vous pilez!

Il n’en fallut pas moins pour semer la confusion chez les trolls et la consternation chez les fans. Le jeu fut décousu et les Fistons furent les premières victimes de deux étoiles montantes de la ligue, Jackie Rakham, Countess de Stirland et Cassia Holswig-Liebwitz, Princess de Reikland. On passera pour les détails.

N’ayant pas le luxe de s’apitoyer sur son sort, Beau Gosse laissa sa place volontiers et retourna sur le pitch, animé de sa nouvelle haine des échardes. Ayant appris sa leçon, il pria à son tour Nuffle et celui-ci offrit ses grâces, notamment en « influençant » les arbitres à punir tout écart de conduite du Gnomicide.

On sentit dès le début du match une autre énergie chez les Fistons; cette fois, aucune instruction, aucun plan, sinon celui-ci: on tappe. Les scribes prétendent que les échos des baffes résonnent encore dans le stade Kanak (ça fait plus médiéval).

Dans un match où il ne fut pas le seul héros, Beau Gosse sut se démarquer en montrant l’exemple. Dans une charge héroïque et animé de sa nouvelle haîne de l’héritage sylvain, il coucha un homme-arbre d’au moins 20 fois sa taille au sol. Puis, quelques minutes plus tard, lancé par un troll, il atterit en position de faire un blocage décisif pour permettre la récupération d’un ballon et ainsi faciliter le touché final des Fistons. Beau Gosse est clairement plus à l’aise sur le terrain qu’à côté, une leçon qui sera sans doute utile au coach en chef.

Notons aussi l’excellent maquillage de René qui, se faisant passer pour Pesspipi, lança une bombe qui rendit inopérant deux renards, ce qui lui valu l’étoile du match, les deux touchés de Rendum et, plus tristement, la tragique destinée de Potiron Jr.

Potiron est mort,

Vive Beau Gosse!

Vive les Fistons!

Les Fistons victimes des chasseurs de tête

Dans la jeune histoire des Fistons, les chasseurs de tête n’ont pas manqué. Certains ont aimé le club avec une passion qui dépasse le décorum habituel, et ce ne sont pas tous les joueurs qui ont vécu jusqu’à en raconter l’histoire. Hier, cet « amour » des Fistons s’est manifesté d’une autre manière. C’est encravatés que des chasseurs de tête ont approché Potiron et Gilles Kegel, dignes vétérans de la saison 25, en leur offrant… un salaire.

Vous avez bien entendu.

Si le concept peut paraître révoltant pour plusieurs, Gilles et Potiron, eux, n’avaient pas l’idée de dire non. Forts d’un combiné de 3 touchés, ils ont acquis une expérience remarquable et remarquée dans d’autres ligues que la Kasse-Gueule. Tous les arguments de leur coach, Jacques Pornaux, n’auront pas su les retenir, et ceux-ci iront jouer d’autres saisons sous d’autres cieux.

Il y a fort à parier que d’autres ambitieux snotlings voudront prendre leur place, et pourront à leur tour trouver la gloire au sein des Fistons. Espérons simplement que Gilles et Potiron n’ont pas ouvert une boîte de Pandore qui pourraient inspirer leurs camarades à demander de l’or en plus de la gloire éternelle.

Tokebak icitte

Aujourd’hui, un match matinal et hors-saison entre les Gnomicides, tout frais sortis des ligues mineures, opposait les Fistons, équipe avec une renommée pour le moins…discutable.

Le match n’avait que quelques secondes qu’une pauvre gnomette avait déjà un bras cassé. Pour savoir si celle-ci s’appelle Ginette ou Lisette, il faudra demander à l’apothicaire des Gnomicides, car c’est après tout lui qui a su limiter les dégâts menant la pauvre hère à une mort certaine.

Il n’en reste pas moins que ceci donna le ton à un match musclé. Beau Gosse rejoint à son tour le banc des blessés à s’enlever des échardes, mais le reste des événements fut à sens unique; avec 11 éliminations au compteur, les Fistons ont rapidement pris le contrôle du match.

La grande vedette fut sans l’ombre d’un doute Tokebak, la fidèle monture à roulettes des Fistons, qui écrasa pas moins de 4 fois la compétition, en plus de prendre des largesses sur une 5e victime sylvaine, dont la savante sciure au milieu permit aux dendrologues de la foule d’estimer son âge à un vénérable 144 ans. Pour ces nombreux exploits, Tokebak se mérita l’étoile du match, bien devant Gilles Kegel, Rendum et Pékapé qui furent les marqueurs des touchés pour les Fistons.

Les Gnomicides ne furent pas en reste et les apprentissages furent nombreux. Ils furent braves comme des Fistons et affrontèrent l’ennemi sans broncher. L’un d’eux risqua sa vie dans un vol plané pour faire un touché, dans une cause noble mais désespérée, et d’autres chargèrent seuls et têtes premières la défense des Fistons en oubliant complètement leur esprit de conservation.

On ne peut donc pas blâmer les joueurs… mais la réembauche de l’ancien coach de Kopesh pour gérer cette équipe aura peut-être participé au massacre, celui-ci étant probablement davantage habitué à gérer des momies teigneuses plutôt que des gnomes fragiles. Nous prédisons donc une discussion difficile avec son gérant et un nouveau coach, dès le prochain match, qui sera moins en décalage avec les forces et les faiblesses de cette nouvelle équipe.

Longue vie aux Gnomicides!

Longue vie à Beau Gosse!

Longue vie aux Fistons!