Auteur/autrice : Jean-François C

Sur le banc? Derrière le banc? Pas de différence pour Beau Gosse

Même blessé et même animé par une haine nouvelle envers les Thralls, impossible pour Beau Gosse de prendre une pause; il y a trop à faire. Pour réorganiser les Fistons, il fallait une réflexion et il fallait que les babines abimées suivent les bottines amochées.

Beau Gosse, pour l’affrontement pressenti avec le Frontenac, a convaincu le coach des Fistons de prendre la relève et c’est lui qui gérera le banc. Avec lui, une stratégie innovante; des nouveaux plans de match, des nouvelles étoiles, et un brin plus de sang, ce qui ne sera pas pour déplaire à Nuffle.

Contre le Frontenac, Beau Gosse a promis à ses joueurs une vedette jamais vue depuis la naissance de l’équipe. Il a promis aux occupants de Gil Dou’à le champs libre pour assouvir leurs plus bas instincts. Il a promis à Pariz’os le beau bouclier de Rendum, ou ce qu’il en reste, ce qui devrait l’aider à péter des gueules.

Et au Frontenac? Beau Gosse promet de multiples prières.

Les Fistons sont morts!

Vive les Fistons!

Vive Beau Gosse!

Les conditions gagnantes sont pas réunies pour les Fistons; Pékapé et Rendum tombent au combat.

Quand l’apothicaire des Fistons a entendu direque certains se faisaient greffer des bras, il s’est immédiatement mis sur la file d’attente. Si, jusqu’à ce jour, ses 2 bras lui ont suffi, le séjour double de Beau Gosse à l’infirmerie a semblé un brin taxant et il a dû… sacrifier d’autres patients pour soigner le capitaine.

Ainsi, Rendum, fier marqueur de 6 touchés, fier coureur, est tombé au combat. On risque d’en parler longtemps, de ce Rendum perdu, et il serait tentant de blâmer quelqu’un ou quelque chose… mais les Fistons s’abstiendront d’attribuer la défaite à qui que ce soit.

Même sort pour Pékapé, fier marqueur de 5 touchés, fier coureur/bloqueur, qui a été volatilisé par une boule de feu. Lui n’aura pas besoin d’enterrement, car ses cendres sont déjà dispersées à l’endroit où il l’aurait voulu.

De leur côté, ce n’est pas les commotions cérébrales qui ont semblé freiner les Vampires. Nombreux furent ceux qui visitèrent les étoiles, mais un seul visita l’infirmerie. Décidément, les Fistons peinent à trouver la faille des Flocons. Blanchis, déçus, mais avec la foi intacte, ils ne l’avoueront pas, mais ils espèrent bien affronter quelqu’un d’autre pour leur prochain match.

C’est ainsi que la quasi totalité de l’attaque des Fistons part en fumée et cela risque d’influencer l’avenir des Fistons. Il y a des choix à faire. Des armes à affuter. Des pattes à graisser. Une chance que ce ne sont pas les recrues qui manquent.

Plusieurs Fistons sont morts!

Vive les Fistons!

Vive Beau Gosse!

Un début de saison coup-ci, coup-ça pour Beau Gosse

La saison 26 a commencé difficilement pour Beau Gosse car, blessé, il se voyait relégé aux fonctions d’assistant-coach au lieu de briller sur le terrain. Le défi du premier match résidait en la présence de deux vampires sur le terrain, et le plan de match de Beau Gosse pour ses troupes était simple: ne regardez pas les vampires! Le lecteur averti comprendra que plus d’une instruction aux Fistons pourrait s’avérer devenir un problème.

Un événement fortuit s’ensuivit et força le destin. Nuffle, prédisposé par les offrandes des Flocons, décida de parsemer le terrain de taupes. Ce fut la première erreur de la carrière d’assistant-coach de Beau Gosse; il donna une seconde instruction: regardez où vous pilez!

Il n’en fallut pas moins pour semer la confusion chez les trolls et la consternation chez les fans. Le jeu fut décousu et les Fistons furent les premières victimes de deux étoiles montantes de la ligue, Jackie Rakham, Countess de Stirland et Cassia Holswig-Liebwitz, Princess de Reikland. On passera pour les détails.

N’ayant pas le luxe de s’apitoyer sur son sort, Beau Gosse laissa sa place volontiers et retourna sur le pitch, animé de sa nouvelle haine des échardes. Ayant appris sa leçon, il pria à son tour Nuffle et celui-ci offrit ses grâces, notamment en « influençant » les arbitres à punir tout écart de conduite du Gnomicide.

On sentit dès le début du match une autre énergie chez les Fistons; cette fois, aucune instruction, aucun plan, sinon celui-ci: on tappe. Les scribes prétendent que les échos des baffes résonnent encore dans le stade Kanak (ça fait plus médiéval).

Dans un match où il ne fut pas le seul héros, Beau Gosse sut se démarquer en montrant l’exemple. Dans une charge héroïque et animé de sa nouvelle haîne de l’héritage sylvain, il coucha un homme-arbre d’au moins 20 fois sa taille au sol. Puis, quelques minutes plus tard, lancé par un troll, il atterit en position de faire un blocage décisif pour permettre la récupération d’un ballon et ainsi faciliter le touché final des Fistons. Beau Gosse est clairement plus à l’aise sur le terrain qu’à côté, une leçon qui sera sans doute utile au coach en chef.

Notons aussi l’excellent maquillage de René qui, se faisant passer pour Pesspipi, lança une bombe qui rendit inopérant deux renards, ce qui lui valu l’étoile du match, les deux touchés de Rendum et, plus tristement, la tragique destinée de Potiron Jr.

Potiron est mort,

Vive Beau Gosse!

Vive les Fistons!

Les Fistons victimes des chasseurs de tête

Dans la jeune histoire des Fistons, les chasseurs de tête n’ont pas manqué. Certains ont aimé le club avec une passion qui dépasse le décorum habituel, et ce ne sont pas tous les joueurs qui ont vécu jusqu’à en raconter l’histoire. Hier, cet « amour » des Fistons s’est manifesté d’une autre manière. C’est encravatés que des chasseurs de tête ont approché Potiron et Gilles Kegel, dignes vétérans de la saison 25, en leur offrant… un salaire.

Vous avez bien entendu.

Si le concept peut paraître révoltant pour plusieurs, Gilles et Potiron, eux, n’avaient pas l’idée de dire non. Forts d’un combiné de 3 touchés, ils ont acquis une expérience remarquable et remarquée dans d’autres ligues que la Kasse-Gueule. Tous les arguments de leur coach, Jacques Pornaux, n’auront pas su les retenir, et ceux-ci iront jouer d’autres saisons sous d’autres cieux.

Il y a fort à parier que d’autres ambitieux snotlings voudront prendre leur place, et pourront à leur tour trouver la gloire au sein des Fistons. Espérons simplement que Gilles et Potiron n’ont pas ouvert une boîte de Pandore qui pourraient inspirer leurs camarades à demander de l’or en plus de la gloire éternelle.

Tokebak icitte

Aujourd’hui, un match matinal et hors-saison entre les Gnomicides, tout frais sortis des ligues mineures, opposait les Fistons, équipe avec une renommée pour le moins…discutable.

Le match n’avait que quelques secondes qu’une pauvre gnomette avait déjà un bras cassé. Pour savoir si celle-ci s’appelle Ginette ou Lisette, il faudra demander à l’apothicaire des Gnomicides, car c’est après tout lui qui a su limiter les dégâts menant la pauvre hère à une mort certaine.

Il n’en reste pas moins que ceci donna le ton à un match musclé. Beau Gosse rejoint à son tour le banc des blessés à s’enlever des échardes, mais le reste des événements fut à sens unique; avec 11 éliminations au compteur, les Fistons ont rapidement pris le contrôle du match.

La grande vedette fut sans l’ombre d’un doute Tokebak, la fidèle monture à roulettes des Fistons, qui écrasa pas moins de 4 fois la compétition, en plus de prendre des largesses sur une 5e victime sylvaine, dont la savante sciure au milieu permit aux dendrologues de la foule d’estimer son âge à un vénérable 144 ans. Pour ces nombreux exploits, Tokebak se mérita l’étoile du match, bien devant Gilles Kegel, Rendum et Pékapé qui furent les marqueurs des touchés pour les Fistons.

Les Gnomicides ne furent pas en reste et les apprentissages furent nombreux. Ils furent braves comme des Fistons et affrontèrent l’ennemi sans broncher. L’un d’eux risqua sa vie dans un vol plané pour faire un touché, dans une cause noble mais désespérée, et d’autres chargèrent seuls et têtes premières la défense des Fistons en oubliant complètement leur esprit de conservation.

On ne peut donc pas blâmer les joueurs… mais la réembauche de l’ancien coach de Kopesh pour gérer cette équipe aura peut-être participé au massacre, celui-ci étant probablement davantage habitué à gérer des momies teigneuses plutôt que des gnomes fragiles. Nous prédisons donc une discussion difficile avec son gérant et un nouveau coach, dès le prochain match, qui sera moins en décalage avec les forces et les faiblesses de cette nouvelle équipe.

Longue vie aux Gnomicides!

Longue vie à Beau Gosse!

Longue vie aux Fistons!

Fistons, une dernière fois

Au crépuscule de la saison 25, ce sera la dernière participation des Fistons… dans le Warp. En effet, suite à de multiples consultations, sondages, et référendums, il a été déterminé que l’avenir des Fistons serait un tantinet plus compétitif. Maintenant doté d’un capitaine, d’un « homme » de ligne et d’une expérience chèrement acquise, les Fistons ont tout pour plaire.

Certains prétendent que Laurel et Hardy apprennent doucement à socialiser. D’autres semblent penser que d’avoir milité pour faire reconnaître l’évidente légalité des Wagons semble sur le point de porter fruit. Gil Doua ne portait-il pas un nom pour le moins prophétique?

Mais avant cette première saison compétitive, pourquoi ne pas retourner vers nos premières amours, juste une dernière fois, avant de s’en aller?

Nécronflakes, vous serez attendus de pied ferme demain midi, pour le dernier match du Warp des Fistons!

Gloire à Nuffle!

Vive les Fistons!

Vive Beau Gosse!

Quand les Fistons vivront d’amour

Dans les dédales des archives humaines datant de millénaires anciens et meilleurs, on peut lire que quand les hommes vivront d’amour, il n’y aura plus de misère. Nuffle n’a sans doute pas entendu la chanson, car entre Nécronflakes et les Fistons, il y a eu beaucoup de misère et très peu d’amour. Peu d’amour pour le rêve d’amour, vedette des Nécronflakes, et de l’amour qui fait boum pour Beau gosse.

Le premier aspect misérable de la partie revient au désir obstiné de Nuffle de garder le ballon au sol. Ce n’est qu’à la dernière possession de la partie que les Fistons ont tenu le ballon, ce qui s’est avéré être trop peu trop tard pour eux. Assurément, Nuffle a préféré voir couler le sang… et le sang coula, pour ceux qui pouvaient saigner; Nécron dût se contenter de multiples fractures.

Ainsi, ce ne sont pas les actes gracieux, valeureux, ou carrément liés au transport du ballon qui plurent aux nombreux spectateurs de ce soir endiablé. Les scribes ont noté que le spectacle aura plutôt été endimanché de gestes violents et, oseraient-ils le dire, d’apprentissages à la dure.

Avec 9 joueurs de ligne des Fistons à l’infirmerie, Nécronflakes a acquis une expérience qui compensa largement ses multiples retraites hâtives. L’apothicaire des Fistons, lui, a appris à tirer des griffes de la mort Pesspipi, le fidèle lanceur de bombes, qui prit bien soin de renvoyer un Nécron au cimetière à titre de vengeance.

Avec ses quelques bastonnades bien dirigées, Hardy, un troll qui n’est pas reconnu pour son esprit, a compris que ses deux bras pouvaient être utilisés simultanément et que cela fonctionnait largement mieux pour tapocher l’adversaire; les puristes diront qu’il avait appris à bloquer, mais les poètes se contenteront de dire qu’il a appris.

Même constat pour Pékapé, beaucoup plus reconnu pour courir vite que pour taper fort. Celui-ci s’est aperçu qu’en arrêtant d’être terrorisé par un blocage adverse, il pouvait à la fois fuir et contrer son adversaire avec ses petits bras chétifs en même temps. Si le résultat est moins effrayamment dévastateur qu’un blocage de troll, Pékapé pourrait bien, grâce à une telle épiphanie, ajouter des secondes, voire des minutes à sa longévité.

Heureusement pour les Fistons, les blessures ne furent que superficielles et c’est avec un alignement complet qu’ils affronteront Ultradaemons demain, dans un match qui aura davantage de raisons que celui-ci de finir en bain de sang.

Vive les Fistons!

Vive Beau Gosse!

Fistons, Beau Gosse!

Par un froid vendredi soir de février, Beau Gosse s’est demandé comment il allait réussir à s’imposer comme capitaine auprès des joueurs déjà établis. La cervelle lui avait valu le titre de capitaine, mais pas le respect de la chambre. Il devrait acquérir celui-ci… autrement. En faisant des touchés? Non. Des passes? À cette suggestion, son coach ne cacha pas son amusement. En faisant des blessés? Il faut pas rêver.

Sa plus grande chance de s’imposer dans le club des Fistons était de faire ce que les Fistons font de mieux. Beau Gosse se ferait tapocher.

Sa décision prise, c’est la tête haute qu’il se présenta sur le pitch contre les joueurs de Kopesh, qui semblaient avoir déjà décidé de lui faire sa fête.

Nous pourrions parler de Ripper, invité au match, qui lança 3 superbes « passes ». Nous pourrions parler du touché de Pépaké suite à son atterissage, ou même du destin d’une recrue qui hérita du sobriquet de Planeur Rippeur suite à un autre atterrissage tout en finesse. Nous pourrions parler d’un plaqué dévastateur de l’autre recrue, Parizz-Os, qui envoya valser un squelette jusqu’à sa pressentie retraite. D’une pluie de bombes savamment dirigées vers la défense de Kopesh par Pesspipi. Ce qui retint l’attention, toutefois, est qu’à 4 reprises Beau Gosse finit la face dans la boue, pleine de sang, mais le sourire aux lèvres, ayant survécu à la brutalité des momies ainsi qu’à plusieurs fouls.

Lorsqu’il se releva enfin, Beau Gosse hérita du titre de joueur du match. Les Fistons avaient gagné la partie, mais Beau Gosse avait gagné le coeur de ses coéquipiers. Il est vivant. Il est fier. Il est… capitaine.

Vive Beau Gosse!

Un capitaine chez les Fistons

Après 6 matchs dans la Kasse Gueule, le coach des Fistons a tenu une réunion d’équipe. Certains constats ont émergé; le plus probant d’entre-eux? L’équipe a de la classe. C’est à l’unanimité que les survivants se disent de taille à lutter pour une place au championnat. La grâce, la finesse et le fair-play à part, il manquait toutefois quelque chose pour faire des Fistons une équipe incontournable.

Arrive ici un Beau Bonhomme. Force est d’admettre qu’avec ses joues rondes et son nez bouffi, cet espoir acquis pendant le repêchage a hérité de ce titre de manière désiroire, dans une équipe où la plupart des joueurs ont des gueules de magazine. Ceci dit, même malgré son physique ingrat, Beau Bonhomme s’est vite imposé comme ayant quelque chose entre les deux oreilles, quelque chose qui, soyons francs, n’est pas donné à tous les Fistons. À ce sujet, il ne suffit qu’à penser à Pariz-Os, autre recrue fraîchement débarquée, qui n’a littéralement rien à offrir question cervelle.

En moins de temps qu’il n’en faut à l’arbitre pour crier FOUL, Beau Bonhomme s’est donc imposé comme le seul choix de capitaine possible pour mener ses Adonis à la victoire. C’est ainsi que le 7 février 2026, il fera son entrée sur le Pitch comme capitaine contre les Kopesh.

LONGUE VIE à Beau Bonhomme!

LONGUE VIE aux Fistons!

Revanche des Nécronflakes

Les Fistons ont vendu leur peau pas très cher dans ce 2e match en deux soir, dans une partie bouclée en un temps record car Nécron avait hâte d’enfiler un tutu. C’est du moins ce que le coach des Fistons a compris. Il n’en reste pas moins que Nécron se sauve avec une victoire éclatante de 2-1, en plus d’avoir dominé les sorties 4-0. C’était tout un ballet, digne des grands danseurs de notre époque.

L’étoile du match, même si les juges ont décidé autrement, est sans l’ombre d’un doute le squelette qui a intercepté et redirigé une bombe habilement lancée directement sur l’escouade du wagon et de deux assistants qui fonçaient sur le ballon, faisant péter l’intégralité de l’escouade. Un désastre, ou un miracle, c’est selon.

La suite?

Ce fut un Vaisseau d’Or, dont les flancs diaphanes
Révélaient des trésors que les marins profanes,
Dégoût, Haine et Névrose, entre eux ont disputés.

Que reste-t-il de lui dans la tempête brève ?
Qu’est devenu mon coeur, navire déserté ?
Hélas! Il a sombré dans l’abîme de DreamLove !

La revanche de la revanche sera douce, car les raisins de la colère mûrissent… et le temps des vendanges arrive.