Auteur/autrice : Sébastien M.

Geoff Pickle et son complexe

Dans les ruelles brumeuses bordant le Mason Jar Stadium, Geoff Pickle, Lineman des Khornichons, ruminait dans l’arrière-salle de l’auberge Le Crâne Fêlé. Ce colosse au plastron cabossé était rongé par un malaise : il était convaincu d’avoir le plus petit gherkin de l’équipe. Pas n’importe quel gherkin – son porte-bonheur, le Vinaigre Vengeur, qui dépassait à peine de sa bourse où il l’avait rangé. « Joe Speed en a un gros comme un concombre ! » marmonna-t-il, lorgnant son cornichon de deux pouces, bien modeste face aux mastodontes de ses coéquipiers, souvent larges comme un avant-bras.

Ce soir-là, une rumeur circulait : une sorcière elfe noire vendait des philtres au marché noir près du stade. Geoff, obsédé par l’idée de booster son gherkin, se faufila jusqu’à son étal, slalomant entre des ivrognes et même un nain de jardin en quête d’une poule errante. « J’veux un gherkin qui en impose ! » grogna-t-il, jetant une poignée de pièces. La sorcière, avec un clin d’œil complice, lui tendit une fiole scintillante. « T’as entendu parler des elfes et de la poule géante, récemment ? C’est ce truc-là qu’ils ont utilisé, » ricana-t-elle. « Trempe ton gherkin dedans, mon grand, et tu verras ! »

De retour au taudis où logeaient les Khornichons, Geoff s’enferma dans un placard crasseux. Il plongea le Vinaigre Vengeur dans la potion, qui pétilla comme une bière frelatée. Mais au lieu de grandir, le cornichon se mit à luire d’un vert fluorescent, vibrant comme une luciole enragée. « Par Khorne, quelle sorcellerie ? » s’écria Geoff, ébloui par la lueur qui inondait l’intérieur du placard.

Paniqué, il jaillit du réduit, renversant la fiole dans sa hâte. Le flacon de verre éclata, réveillant ses coéquipiers en sursaut. « Le gri-gri de Geoff est possédé ? » bafouilla Rob Bacon, se frottant les yeux face à la lumière aveuglante. Geoff, rouge de honte, s’élança par la porte comme une comète verte et zigzagua dans la rue en direction du stade. Les passants éclatèrent de rire en le voyant sprinter, son cornichon lumineux à la main. Geoff trouva enfin refuge dans le vestiaire des Khornichons, son gherkin toujours modeste, mais désormais lumineusement légendaire.


En raison de la mauvaise presse, les Khornichons perdent 1 Fan Dévoué, mais gagnent un tag «x de 5». Les Jackstraps gagnent 1 Fan Dévoué.

Mai : Mois des Matchs à relais

Les très spectaculaires Matchs à Relais sont toujours appréciés des fans qui ont alors l’occasion unique de voir défiler quatre équipes en un seul événement. Le coût des billets est très élevé pour voir en action autant de vedettes et les promoteurs tendent à bien rémunérer les équipes qui y participent.

Les Matchs à Relais sont toutefois un peu moins appréciés des coachs qui doivent en partie mettre le destin de leur équipe entre les mains d’une formation alliée… au plus grand bonheur des fans qui ont alors l’occasion d’être témoins d’alliances malaisées entre des clubs rivaux.

L’événement consiste en deux matchs joués simultanément. Le relais s’opère à la toute fin de la première mi-temps alors que les deux équipes d’une alliance changent de place pour compléter le match débuté par leur allié.

Fonctionnement

Avant-match

  • L’accord des quatre coachs est nécessaire pour disputer des Matchs à relais. À défaut, des matchs réguliers sont disputés.
  • Déterminez le % moyen de chaque alliance (arrondi à la première décimale).
  • Calculez la moyenne de Pts de chaque alliance (arrondi à la première décimale) afin de déterminer laquelle est supérieure à l’autre au Classement général.
  • Chaque équipe multiplie son Facteur de Popularité par deux. Additionnez les valeurs des deux équipes d’une alliance.
  • Déterminez le total des Coups de pouce à partir des valeurs additionnées des deux équipes d’une alliance. Aucune alliance ne peut utiliser sa trésorerie pour augmenter sa quantité de coups de pouce.
  • Les Coups de pouce et les Prières à Nuffle peuvent être réparties au sein d’une alliance à la discrétion des coachs en respectant les limites par équipe (exemple: 0-1 Sorcier Sportif).
  • Lors de la séquence d’avant-match, lancez la pièce pour déterminer l’alliance qui aura à changer de terrain à la fin de la première mi-temps. Cette même alliance choisit soit de botter ou de recevoir.

Fonctionnement du relais

  • À la toute fin de la première mi-temps, après le jet de retour des K.O., les coachs d’une alliance changent de terrain accompagnés de leur équipe et Coups de pouce. Les blessés et les K.O. suivent aussi leur équipe.
  • Les pointages sont liés aux terrains et non pas aux équipes. Chaque coach finit donc le match contre un adversaire différent.

Après-match

  • Les équipes alliées sont solidaires du résultat de leurs matchs. Une alliance doit obtenir un bilan de matchs positif pour être victorieuse (par exemple: deux victoires, ou une victoire et une nulle).
  • Le gain ou la perte éventuelle est calculée à partir des Pts et du % moyen obtenus lors de la séquence d’avant-match. 
  • Les Revenus sont, comme à l’habitude, l’addition des Facteurs de Popularité des deux alliances divisés également entre les deux camps. Chaque alliance ajoute ensuite son nombre de touchés à ses Revenus et divise ce montant équitablement entre les deux équipes de l’alliance.

Remplir Les rapports de match

  1. Créez un rapport de match différent pour chaque Match à relais
  2. Notez dans le titre du rapport de match que c’est un Match à relais
  3. Les deux adversaires du rapport de match sont ceux qui ont disputé la première mi-temps
  4. Inscrivez le nombre de touchés liés à ce match (et non pas à chaque équipe)
  5. Inscrivez le nombre de sorties liées à ce match (et non pas à chaque équipe)
  6. Dans le Box Score, inscrivez ce que vos joueurs ont fait durant les deux demies qu’ils ont disputées
  7. Prélassez-vous dans votre fauteuil préféré et laissez votre Commissaire comptabiliser le reste

Jackstraps vs Dodus : Une défaite qui laisse des marques

Les Vieilles Mousses, terrain des Jackstraps, étaient plus détrempées que jamais, comme si la boue pleurait la défaite de l’équipe. Les Dodus, une bande d’ogres massifs flanqués de gnoblars piaillards, venaient d’infliger une raclée aux Jackstraps, 2 à 1, dans un match où les os avaient craqué aussi fort que la défense des zombies. Pourtant, dans le vestiaire, l’ambiance n’était pas au désespoir. Coach Angus, les poings serrés et la voix autoritaire, haranguait ses zombies comme un prédicateur mort-vivant. « On a perdu, d’accord, mais on leur a fait mordre la poussière… littéralement ! » lança-t-il, jetant un regard fier à Tripes de Marmotte, qui caressait ses intestins débordants avec un sourire béat.

Le match avait été un carnage. Les Dodus, avec leurs ogres capables d’écraser un troll d’un seul coup de bedaine, avaient dominé dès le coup d’envoi. Leurs gnoblars, petits mais sournois, s’étaient faufilés partout et avaient pris l’air. Mais Nitro, fidèle à sa légende de « runner » efflanqué, avait sauvé l’honneur. Au début de la seconde mi-temps, il avait filé à travers un mur d’ogres, esquivant des gnoblars qui tentaient de lui mordre la cheville. Son touché, marqué à une vitesse « spectaculaire », avait arraché un rugissement à la foule… et un grognement satisfait à Louise Fatigue-Occulaire.

Tripes de Marmotte, lui, s’était révélé une véritable machine à chaos. D’ordinaire maladroit, il avait transformé le terrain en champ de bataille, blessant quatre adversaires avec une férocité inattendue. Un ogre, trop sûr de lui, s’était pris une « Étreinte Viscérale » – les intestins de Tripes enroulés autour du cou – et avait manqué d’air, s’effondrant comme un sac de patates. Trois gnoblars trop audacieux avaient goûté à ses poings américains, prétendument bénis par une prière à Nuffle, le dieu du Blood Bowl. « Tripes… cogne ! » avait grogné Tripes, sous les hourras des fans.

Même si la défaite pesait lourd, l’équipe refusait de s’avouer vaincue. Sous un ciel zébré d’éclairs, les Jackstraps se remirent à l’entraînement, dopés par les cris d’encouragement du coach Angus et une détermination plus chancelante que jamais. Les Dodus avaient certes gagné une bataille, mais les Jackstraps préparaient une guerre… ou du moins, un sacrée grosse pagaille !

Les périls format poche de Gallilégnome

Sous les étoiles scintillantes de la Clarière des Écorces Sacrées, Bûche Norris, l’Homme-Arbre au tempérament robuste, présidait une fête champêtre pour une troupe d’elfes sylvains. Ginette, sa poule adorée, trônait sur une estrade de bois, couronnée d’une guirlande de pâquerettes en tant que « Reine Champêtre ». Les coupes d’hydromel s’entrechoquaient, les mélodies flûtées emplissaient l’air, mais dans l’ombre d’un tonneau, Gallilégnome, le nain aux ambitions démesurées, ourdissait un plan tordu. « Cette poule sera mienne ! » siffla-t-il, caressant un philtre d’amour acheté à vil prix à une sorcière elfe noire.

Son plan ? Envoûter Ginette avec le philtre pour qu’elle tombe sous son charme et le suive partout comme une groupie. Affublé d’un manteau à plumes censé imiter un coq – mais évoquant plutôt une dinde  –, Gallilégnome se faufila parmi les danseurs elfiques, esquivant leurs pas gracieux. Juché sur un tonneau, il brandit la fiole et aspergea Ginette en braillant : « Viens, ma belle, ton coq t’appelle ! » Mais la sorcière l’avait roulé : ce n’était pas un philtre d’amour, mais un élixir de croissance express.

Ginette, trempée, cligna des yeux, caqueta avec fureur, et – pouf ! – se métamorphosa en une poule géante, haute comme un lointain cousin tyrannosaure, ses plumes luisant sous la lune comme des écailles de dragon. Les elfes hurlèrent, renversant leurs coupes, et Gallilégnome, figé, comprit son erreur. « Cours, nabot ! » rugit Bûche, ses branches frémissant, tandis que Ginette, ivre de rage, chargeait le nain, faisant trembler le sol sous ses pattes griffues.

Gallilégnome détala, son manteau à plumes s’accrochant aux chaises et aux tables. « Ça m’apprendra à faire le coquet ! » glapit-il, esquivant un coup de bec qui pulvérisa une table de banquet. Bûche, tenta de calmer Ginette de sa voix douce et réconfortante, mais la poule géante, obsédée par le nain, le pourchassa jusqu’à la rivière. Gallilégnome plongea dans l’eau, nageant comme un poisson paniqué, tandis que Ginette, pataugeant dans des gerbes d’écume, manqua de peu de l’engloutir.

Bûche, aidé de quelques elfes garde-forestiers, rattrapa Ginette, caquetant un air de triomphe. « Ce minus n’apprend jamais, » bruissa Bûche, une feuille tombant avec dédain. Les elfes, remis de leurs émotions, relancèrent la fête, trinquant à Ginette, désormais surnommée « la Terreur Champêtre ». Quant à Gallilégnome, trempé et échoué sur une berge lointaine, il jura, entre deux éternuements, de revenir lorsque Ginette aura reprise sa taille normale.


En raison de la mauvaise presse, l’Équinoxe perd 1 Fan Dévoué, mais gagnent un tag «x de 5». Les Jackstraps gagnent 1 Fan Dévoué.

Duels de Mai

Les équipes doivent arranger leur duel dans la section commentaires de cet article. Un duel qui failli à être joué à l’intérieur du mois est arbitré par le Commissaire de Conférence en fonction des communications que vous aurez écrites ici. Notez qu’un match non joué avant la fin du mois enverra généralement l’une des deux équipes dans le Warp.

Phoenix vs Jackstraps

Équinoxe vs Ennshennters

Buzz vs Murmures

Briseurs vs Khornichons

Le Plex a un bye

Les Jackstraps ont des airs de brillance

Les Vieilles Mousses, le terrain d’entraînement des Jackstraps, n’avait jamais paru aussi phosphorescent. Depuis leur victoire éclatante contre les Elfes Sylvains de l’Équinoxe, l’équipe de zombies la plus échevelée de la ligue flottait sur un nuage fétide. Mais l’euphorie fut de courte durée : les Briseurs, une équipe de morts-vivants réputée pour ses squelettes vicieux et ses goules aux griffes aiguisées, avaient lancé un défi aussi provocateur qu’un coup de tibia dans les dents. Leur coach, un nécromancien au rictus sinistre, avait envoyé un corbeau porteur d’un message cloué aux trois phalanges d’un majeur : « À mort les Zombies ! »

Dans le vestiaire, Coach Angus était rouge comme un vampire surnourri. « Ces sacs d’os prétentieux osent nous défier ? » rugit-il, arrachant une chandelle du mur d’un geste théâtral. « On va leur montrer ce que les Jackstraps ont dans le ventre ! » Réalisant sa bourde, il lança un regard d’excuse à Trippes de Marmotte, qui était occupé à minutieusement remettre ses intestins en place.

Pour contrer les Briseurs, Angus sortit une arme secrète : un grimoire décrépit qu’il avait trouvé sur l’Amazone, vantant un élixir pour « raffermir les chairs molles ». Avec l’aide d’un Igor à l’allure douteuse, Angus concocta la décoction dans un bain du vestiaire, puis fit tremper tour à tour les joueurs dans la mixture verdâtre qui, selon lui, rendrait les rendrait « plus durs que durs ». Le résultat ? Les Jackstraps dégageaient maintenant une lueur verdâtre inquiétante et une odeur de moisi encore plus prononcée. Ghuzagal, testant l’effet, chargea un mur du vestiaire et s’écroula dans un fracas, mais se releva indemne, son panache d’orignal vibrant d’une énergie surnaturelle. « Corne… brille ! » grogna-t-il, tandis que Nitro, glissant dans une flaque de mixture, se relevait miraculeusement entier en jurant dans un râle.

Alors que les Jackstraps quittaient le vestiaire, leurs grognements prenaient une cadence guerrière, et les Briseurs, assoiffés de duel, allaient bientôt découvrir une équipe de zombies dopée aux élixirs douteux et à une détermination littéralement boiteuse !

Billy Deep : Le Zombie Zéro

Oh, mes chers lecteurs, accrochez-vous à vos amulettes, car le scandale rôde dans les couloirs de classe crasseux de l’école St-Méthode-de-Beauce ! Billy Deep, le Zombie Lineman des Murmures d’Automne, n’est plus que l’ombre de lui-même – et ce n’est pas peu dire pour un mort-vivant !

Le scoop ? Ses collègues de classe jurent avoir entendu Billy – toujours accompagné de sa fidèle valise – chuchoter des menaces lors d’un examen, alors que le zombie se creusait le peu de cervelle qui lui restait. « J’ai bien envie de casser la gueule de cette surveillante ! » aurait-il sifflé d’une voix éraillée, faisant sursauter Mme Gagnon, la dite surveillante, qui en serait tombée en bas de sa chaise.

Selon Gertrude, reine des patates frites à la cafétéria de l’école, Billy a été vu titubant près des poubelles, sa valise entrouverte, en pleine dispute avec celle-ci. « Ça va être de ta faute si j’ai zéro à mon examen ! » aurait-il craché à des yeux luisants dans l’obscurité de la valise.

Depuis, Billy erre dans les couloirs, évité par ses amis qui murmurent qu’il est fini et qu’il va être recalé d’une année. Un gamin de l’école lui a même lancé un sandwich pourri, criant : « Va pleurer chez ta momie, Deep ! » Billy se serait contenté de grogner en serrant sa valise encore plus fort.


En raison de la mauvaise presse, les Murmures perdent 1 Fan Dévoué, mais gagnent un tag «x de 5». Les Jackstraps gagnent 1 Fan Dévoué

Le jackpot des Jackstraps

Les Vieilles Mousses, le terrain des Jackstraps, vibrait d’une énergie rare. Après deux défaites cuisantes — dont une où Roger Sans-Poils avait confondu le ballon avec sa propre tête — l’équipe la plus échevelée de la ligue venait de décrocher une victoire inespérée : 2 à 1 contre les Elfes Sylvains de l’Équinoxe. Dans le vestiaire, un mélange de grognements joyeux et de craquements d’os résonnait comme une symphonie macabre.

Coach Angus, pour une fois, arborait un sourire tordu, ses dents blanches aux crocs pointus luisant à la lueur des chandelles. « Mes gaillards, vous avez enfin joué comme des zombies dignes de ce nom ! » beugla-t-il, frappant du poing un banc qui gémit sous l’impact. « Deux touchés et notre orgueil racheté … ou presque… » Il fusilla du regard Trippes de Marmotte, qui sortait des bains, ses intestins pendouillants à l’air.

Le zombie du match était Nitro, le « runner » efflanqué dont la vitesse improbable avait figé les Elfes de l’Équinoxe. Avec une agilité rare, Nitro avait sprinté à travers le terrain pour marquer les deux touchés, dansant un quadrille funèbre tel un Danseur de Guerre ressuscité des morts. « Courir… bon pour moi ! » grogna-t-il, brandissant le ballon gagnant comme un trophée, tandis que l’œil de Louise Fatigue-Occulaire pendulait au rythme de ses applaudissements.

La vraie surprise, cependant, était le nouveau venu : Ghuzagal, un zombie pas comme les autres. Avec un panache d’orignal fixé avec de la broche à son casque et une carrure à impressionner … enfin, presque personne, il avait rejoint les Jackstraps tout droit venu du Jackpot, leur club école. Lors d’une mêlée décisive, Ghuzagal avait chargé un elfe comme un minotaure enragé, l’envoyant valser sur le gazon sous les hourras de la foule. « Corne… cogne ! » marmonna-t-il, tapotant son panache avec un grognement satisfait.

Angus, pragmatique, voyait déjà grand. « Avec Nitro qui file comme une chauve-souris des enfers et Ghuzagal qui embroche tout ce qui bouge, la ligue n’a qu’à bien se tenir ! » clama-t-il, ignorant Roger Sans-Poils, qui soupirait sur le banc, encore énamouré de Wolf, la loup-garou des Murmures. Tout le monde savait que Roger avait dédié son seul tacle à sa dulcinée poilue, mais personne n’osait en parler.

Sous un ciel étoilé, les Jackstraps titubèrent hors du vestiaire, leurs grognements presque mélodieux. Une victoire, un héros cornu, un Nitro en feu : la gloire était à portée de main… ou peut-être était-ce juste de la boue ? Quoi qu’il en soit, leurs prochains adversaires feraient mieux de se méfier, car les Jackstraps avaient enfin fait leurs preuves !

Les périls format poche de Gallilégnome

Dans sa cabane au pied de la montagne, Bûche Norris, l’Homme-Arbre au cœur de bois tendre, savourait une soirée calme avec Ginette, sa poule adorée, qui picorait les insectes cachés dans les crevasses de son écorce. Mais dans l’ombre, un rire sournois résonnait : Gallilégnome, ce nain de jardin rancunier, n’avait pas digéré sa dernière déculottée. « Cette poule est ma monture ! » marmonna-t-il en faisant tournoyer le grappin de fortune taillé dans un vieux clou qu’il avait attaché au bout d’une corde.

Cette fois, le nabot avait un nouveau plan : grimper la façade de la cabane de Bûche sous le couvert de la nuit et kidnapper Ginette pendant que l’Homme-Arbre somnolait. Gallilégnome envoya le grappin s’accrocher au rebord de la fenêtre et, armé d’un sac à patates, il escalada le mur comme un cafard, ses petites bottes claquant contre la pierre. Mais Ginette, qui veillait au grain, sentit le danger et gloussa à en réveiller un dragon.

Bûche ouvrit un œil ligneux, ses branches frémissant de colère. « Encore toi, avorton ? » gronda-t-il en repérant le nain dans l’embrasure de la fenêtre, le sac déjà ouvert. Gallilégnome ricana : « Donne-moi cette poule, vieux bois sec, ou je te transforme en feu de camp ! » Pour appuyer ses dires, il craqua une allumette – grave erreur.

D’un coup de branche, Bûche fit voler l’allumette, puis attrapa une de ses vieilles chaises, celle qu’il réservait aux « cas spéciaux ». « Tiens, goûte mon merisier ! » rugit-il, balançant le meuble droit dans la tronche du nain. La chaise percuta Gallilégnome, qui lâcha prise net. Il hurla en dégringolant dans un buisson d’orties et atterrit sur son postérieur charnu, le sac à patates lui retombant sur la tête en guise de couronne d’idiot.

Bûche ramassa Ginette et descendit en craquant toiser le nain qui gémissait dans les épines. « T’approches encore de ma poule, et t’es compost ! » bruissa-t-il, une feuille tombant avec mépris. Ginette caqueta, moqueuse, tandis que Gallilégnome s’enfuit en boitant, jurant qu’il reviendrait. De son côté, Bûche cloua la chaise brisée au-dessus de sa porte en guise de mise en garde à l’intention du nain.


En raison de la mauvaise presse, l’Équinoxe perd 1 Fan Dévoué, mais gagnent un tag «x de 5». Les Jackstraps gagnent 1 Fan Dévoué.

Quand l’Amour frappe plus fort qu’un Golem !

À quelques jours de leur prochain match, les Jackstraps, l’équipe la plus échevelée de la ligue, refont parler d’eux. D’après une rumeur qui file plus vite qu’un Gnoblar catapulté, leur zombie-vedette Roger Sans-Poils aurait flashé sur une star en devenir : Wolf la Loup-Garou des Murmures. Oui, vous avez bien lu : un zombie et une loup-garou.

Tout aurait commencé hier, en plein match. « Yeux rouges, bôôô » aurait grogné Roger à un coéquipier, l’air béat, sa mâchoire pendant plus que d’habitude. Depuis, des témoins jurent l’avoir vu traîner près du vestiaire des Murmures, lançant des « Bwaaah » timides en direction de sa dulcinée.

Le coach Angus, lui, n’est pas enchanté. « Roger devrait se concentrer sur le ballon plutôt que sur une peluche parfumée aux poils soyeux ! » a-t-il pesté après le match. « Mais bon, je ferme les yeux tant que ça lui donne des ailes sur le terrain plutôt que des papillons dans l’estomac ! »