Auteur/autrice : Jean-François C

Fistons, une dernière fois

Au crépuscule de la saison 25, ce sera la dernière participation des Fistons… dans le Warp. En effet, suite à de multiples consultations, sondages, et référendums, il a été déterminé que l’avenir des Fistons serait un tantinet plus compétitif. Maintenant doté d’un capitaine, d’un « homme » de ligne et d’une expérience chèrement acquise, les Fistons ont tout pour plaire.

Certains prétendent que Laurel et Hardy apprennent doucement à socialiser. D’autres semblent penser que d’avoir milité pour faire reconnaître l’évidente légalité des Wagons semble sur le point de porter fruit. Gil Doua ne portait-il pas un nom pour le moins prophétique?

Mais avant cette première saison compétitive, pourquoi ne pas retourner vers nos premières amours, juste une dernière fois, avant de s’en aller?

Nécronflakes, vous serez attendus de pied ferme demain midi, pour le dernier match du Warp des Fistons!

Gloire à Nuffle!

Vive les Fistons!

Vive Beau Gosse!

Quand les Fistons vivront d’amour

Dans les dédales des archives humaines datant de millénaires anciens et meilleurs, on peut lire que quand les hommes vivront d’amour, il n’y aura plus de misère. Nuffle n’a sans doute pas entendu la chanson, car entre Nécronflakes et les Fistons, il y a eu beaucoup de misère et très peu d’amour. Peu d’amour pour le rêve d’amour, vedette des Nécronflakes, et de l’amour qui fait boum pour Beau gosse.

Le premier aspect misérable de la partie revient au désir obstiné de Nuffle de garder le ballon au sol. Ce n’est qu’à la dernière possession de la partie que les Fistons ont tenu le ballon, ce qui s’est avéré être trop peu trop tard pour eux. Assurément, Nuffle a préféré voir couler le sang… et le sang coula, pour ceux qui pouvaient saigner; Nécron dût se contenter de multiples fractures.

Ainsi, ce ne sont pas les actes gracieux, valeureux, ou carrément liés au transport du ballon qui plurent aux nombreux spectateurs de ce soir endiablé. Les scribes ont noté que le spectacle aura plutôt été endimanché de gestes violents et, oseraient-ils le dire, d’apprentissages à la dure.

Avec 9 joueurs de ligne des Fistons à l’infirmerie, Nécronflakes a acquis une expérience qui compensa largement ses multiples retraites hâtives. L’apothicaire des Fistons, lui, a appris à tirer des griffes de la mort Pesspipi, le fidèle lanceur de bombes, qui prit bien soin de renvoyer un Nécron au cimetière à titre de vengeance.

Avec ses quelques bastonnades bien dirigées, Hardy, un troll qui n’est pas reconnu pour son esprit, a compris que ses deux bras pouvaient être utilisés simultanément et que cela fonctionnait largement mieux pour tapocher l’adversaire; les puristes diront qu’il avait appris à bloquer, mais les poètes se contenteront de dire qu’il a appris.

Même constat pour Pékapé, beaucoup plus reconnu pour courir vite que pour taper fort. Celui-ci s’est aperçu qu’en arrêtant d’être terrorisé par un blocage adverse, il pouvait à la fois fuir et contrer son adversaire avec ses petits bras chétifs en même temps. Si le résultat est moins effrayamment dévastateur qu’un blocage de troll, Pékapé pourrait bien, grâce à une telle épiphanie, ajouter des secondes, voire des minutes à sa longévité.

Heureusement pour les Fistons, les blessures ne furent que superficielles et c’est avec un alignement complet qu’ils affronteront Ultradaemons demain, dans un match qui aura davantage de raisons que celui-ci de finir en bain de sang.

Vive les Fistons!

Vive Beau Gosse!

Fistons, Beau Gosse!

Par un froid vendredi soir de février, Beau Gosse s’est demandé comment il allait réussir à s’imposer comme capitaine auprès des joueurs déjà établis. La cervelle lui avait valu le titre de capitaine, mais pas le respect de la chambre. Il devrait acquérir celui-ci… autrement. En faisant des touchés? Non. Des passes? À cette suggestion, son coach ne cacha pas son amusement. En faisant des blessés? Il faut pas rêver.

Sa plus grande chance de s’imposer dans le club des Fistons était de faire ce que les Fistons font de mieux. Beau Gosse se ferait tapocher.

Sa décision prise, c’est la tête haute qu’il se présenta sur le pitch contre les joueurs de Kopesh, qui semblaient avoir déjà décidé de lui faire sa fête.

Nous pourrions parler de Ripper, invité au match, qui lança 3 superbes « passes ». Nous pourrions parler du touché de Pépaké suite à son atterissage, ou même du destin d’une recrue qui hérita du sobriquet de Planeur Rippeur suite à un autre atterrissage tout en finesse. Nous pourrions parler d’un plaqué dévastateur de l’autre recrue, Parizz-Os, qui envoya valser un squelette jusqu’à sa pressentie retraite. D’une pluie de bombes savamment dirigées vers la défense de Kopesh par Pesspipi. Ce qui retint l’attention, toutefois, est qu’à 4 reprises Beau Gosse finit la face dans la boue, pleine de sang, mais le sourire aux lèvres, ayant survécu à la brutalité des momies ainsi qu’à plusieurs fouls.

Lorsqu’il se releva enfin, Beau Gosse hérita du titre de joueur du match. Les Fistons avaient gagné la partie, mais Beau Gosse avait gagné le coeur de ses coéquipiers. Il est vivant. Il est fier. Il est… capitaine.

Vive Beau Gosse!

Un capitaine chez les Fistons

Après 6 matchs dans la Kasse Gueule, le coach des Fistons a tenu une réunion d’équipe. Certains constats ont émergé; le plus probant d’entre-eux? L’équipe a de la classe. C’est à l’unanimité que les survivants se disent de taille à lutter pour une place au championnat. La grâce, la finesse et le fair-play à part, il manquait toutefois quelque chose pour faire des Fistons une équipe incontournable.

Arrive ici un Beau Bonhomme. Force est d’admettre qu’avec ses joues rondes et son nez bouffi, cet espoir acquis pendant le repêchage a hérité de ce titre de manière désiroire, dans une équipe où la plupart des joueurs ont des gueules de magazine. Ceci dit, même malgré son physique ingrat, Beau Bonhomme s’est vite imposé comme ayant quelque chose entre les deux oreilles, quelque chose qui, soyons francs, n’est pas donné à tous les Fistons. À ce sujet, il ne suffit qu’à penser à Pariz-Os, autre recrue fraîchement débarquée, qui n’a littéralement rien à offrir question cervelle.

En moins de temps qu’il n’en faut à l’arbitre pour crier FOUL, Beau Bonhomme s’est donc imposé comme le seul choix de capitaine possible pour mener ses Adonis à la victoire. C’est ainsi que le 7 février 2026, il fera son entrée sur le Pitch comme capitaine contre les Kopesh.

LONGUE VIE à Beau Bonhomme!

LONGUE VIE aux Fistons!

Revanche des Nécronflakes

Les Fistons ont vendu leur peau pas très cher dans ce 2e match en deux soir, dans une partie bouclée en un temps record car Nécron avait hâte d’enfiler un tutu. C’est du moins ce que le coach des Fistons a compris. Il n’en reste pas moins que Nécron se sauve avec une victoire éclatante de 2-1, en plus d’avoir dominé les sorties 4-0. C’était tout un ballet, digne des grands danseurs de notre époque.

L’étoile du match, même si les juges ont décidé autrement, est sans l’ombre d’un doute le squelette qui a intercepté et redirigé une bombe habilement lancée directement sur l’escouade du wagon et de deux assistants qui fonçaient sur le ballon, faisant péter l’intégralité de l’escouade. Un désastre, ou un miracle, c’est selon.

La suite?

Ce fut un Vaisseau d’Or, dont les flancs diaphanes
Révélaient des trésors que les marins profanes,
Dégoût, Haine et Névrose, entre eux ont disputés.

Que reste-t-il de lui dans la tempête brève ?
Qu’est devenu mon coeur, navire déserté ?
Hélas! Il a sombré dans l’abîme de DreamLove !

La revanche de la revanche sera douce, car les raisins de la colère mûrissent… et le temps des vendanges arrive.