Après une longue pause, le stade reste silencieux… trop silencieux.
Sous les gradins, les Murmures se dégourdissent enfin.
Les os craquent, les griffes s’aiguisent, et les souffles morts reprennent leur rythme.
Chaque joueur se souvient du terrain, de la boue, des cris, des impacts. Rien ne s’oublie. Rien ne s’efface.
Ce n’est pas une renaissance — c’est un réveil. Lent. Inévitable.
Les regards vides se tournent vers la ligne d’engagement. La violence du jeu les appelle encore.
Les Murmures reviennent au jeu, rouillés peut-être… mais affamés. Et ceux qui les affrontent comprennent vite une chose :
le silence n’est qu’une respiration entre deux violences.




