La saison 26 a commencé difficilement pour Beau Gosse car, blessé, il se voyait relégé aux fonctions d’assistant-coach au lieu de briller sur le terrain. Le défi du premier match résidait en la présence de deux vampires sur le terrain, et le plan de match de Beau Gosse pour ses troupes était simple: ne regardez pas les vampires! Le lecteur averti comprendra que plus d’une instruction aux Fistons pourrait s’avérer devenir un problème.
Un événement fortuit s’ensuivit et força le destin. Nuffle, prédisposé par les offrandes des Flocons, décida de parsemer le terrain de taupes. Ce fut la première erreur de la carrière d’assistant-coach de Beau Gosse; il donna une seconde instruction: regardez où vous pilez!
Il n’en fallut pas moins pour semer la confusion chez les trolls et la consternation chez les fans. Le jeu fut décousu et les Fistons furent les premières victimes de deux étoiles montantes de la ligue, Jackie Rakham, Countess de Stirland et Cassia Holswig-Liebwitz, Princess de Reikland. On passera pour les détails.
N’ayant pas le luxe de s’apitoyer sur son sort, Beau Gosse laissa sa place volontiers et retourna sur le pitch, animé de sa nouvelle haine des échardes. Ayant appris sa leçon, il pria à son tour Nuffle et celui-ci offrit ses grâces, notamment en « influençant » les arbitres à punir tout écart de conduite du Gnomicide.
On sentit dès le début du match une autre énergie chez les Fistons; cette fois, aucune instruction, aucun plan, sinon celui-ci: on tappe. Les scribes prétendent que les échos des baffes résonnent encore dans le stade Kanak (ça fait plus médiéval).
Dans un match où il ne fut pas le seul héros, Beau Gosse sut se démarquer en montrant l’exemple. Dans une charge héroïque et animé de sa nouvelle haîne de l’héritage sylvain, il coucha un homme-arbre d’au moins 20 fois sa taille au sol. Puis, quelques minutes plus tard, lancé par un troll, il atterit en position de faire un blocage décisif pour permettre la récupération d’un ballon et ainsi faciliter le touché final des Fistons. Beau Gosse est clairement plus à l’aise sur le terrain qu’à côté, une leçon qui sera sans doute utile au coach en chef.
Notons aussi l’excellent maquillage de René qui, se faisant passer pour Pesspipi, lança une bombe qui rendit inopérant deux renards, ce qui lui valu l’étoile du match, les deux touchés de Rendum et, plus tristement, la tragique destinée de Potiron Jr.
Potiron est mort,
Vive Beau Gosse!
Vive les Fistons!
