Dans les dédales des archives humaines datant de millénaires anciens et meilleurs, on peut lire que quand les hommes vivront d’amour, il n’y aura plus de misère. Nuffle n’a sans doute pas entendu la chanson, car entre Nécronflakes et les Fistons, il y a eu beaucoup de misère et très peu d’amour. Peu d’amour pour le rêve d’amour, vedette des Nécronflakes, et de l’amour qui fait boum pour Beau gosse.
Le premier aspect misérable de la partie revient au désir obstiné de Nuffle de garder le ballon au sol. Ce n’est qu’à la dernière possession de la partie que les Fistons ont tenu le ballon, ce qui s’est avéré être trop peu trop tard pour eux. Assurément, Nuffle a préféré voir couler le sang… et le sang coula, pour ceux qui pouvaient saigner; Nécron dût se contenter de multiples fractures.
Ainsi, ce ne sont pas les actes gracieux, valeureux, ou carrément liés au transport du ballon qui plurent aux nombreux spectateurs de ce soir endiablé. Les scribes ont noté que le spectacle aura plutôt été endimanché de gestes violents et, oseraient-ils le dire, d’apprentissages à la dure.
Avec 9 joueurs de ligne des Fistons à l’infirmerie, Nécronflakes a acquis une expérience qui compensa largement ses multiples retraites hâtives. L’apothicaire des Fistons, lui, a appris à tirer des griffes de la mort Pesspipi, le fidèle lanceur de bombes, qui prit bien soin de renvoyer un Nécron au cimetière à titre de vengeance.
Avec ses quelques bastonnades bien dirigées, Hardy, un troll qui n’est pas reconnu pour son esprit, a compris que ses deux bras pouvaient être utilisés simultanément et que cela fonctionnait largement mieux pour tapocher l’adversaire; les puristes diront qu’il avait appris à bloquer, mais les poètes se contenteront de dire qu’il a appris.
Même constat pour Pékapé, beaucoup plus reconnu pour courir vite que pour taper fort. Celui-ci s’est aperçu qu’en arrêtant d’être terrorisé par un blocage adverse, il pouvait à la fois fuir et contrer son adversaire avec ses petits bras chétifs en même temps. Si le résultat est moins effrayamment dévastateur qu’un blocage de troll, Pékapé pourrait bien, grâce à une telle épiphanie, ajouter des secondes, voire des minutes à sa longévité.
Heureusement pour les Fistons, les blessures ne furent que superficielles et c’est avec un alignement complet qu’ils affronteront Ultradaemons demain, dans un match qui aura davantage de raisons que celui-ci de finir en bain de sang.
Vive les Fistons!
Vive Beau Gosse!
