Catégorie : Taureau Amiral

Coaching : Des « mauvais dés » et des coachs

Quand Énéfel décide de pourrir un match à coup de « mauvais dés », chaque coach prend l’affront différemment. Si certains coachs vont absorber l’outrage sans broncher, d’autres vont en rire, gémir ou se mettre en colère. Quoi qu’il en soit, chacun doit se rendre à l’évidence : Blood Bowl est une comédie tragico-héroïque et parfois, ces trois actes vont se dérouler lors d’un seul et même match. Coachs débutants soyez avertis, pour apprécier ce jeu et y revenir, il est nécessaire de cultiver un peu de masochisme dans son jardin secret intérieur.

On a parfois l’impression que la qualité de nos dés peut être mesurée objectivement en analysant les résultats obtenus en jeu par ceux-ci. C’est une fausse impression ! Une analyse de ce type est extrêmement subjective puisque chaque coach a sa propre opinion sur les actions qu’il est raisonnable de tenter pour résoudre diverses situations de jeu. Il est ainsi fréquent qu’un coach affirme être systématiquement malchanceux pendant que son adversaire se demande ce qui est terrible parce que, bien, si c’était si terrible, il l’aurait remarqué, non ?

« Si t’as un problème de crânes, je ne me sens même pas mal pour toi. J’ai 11 problèmes qui veulent le mien ! » – Biche Effrayée, receveur elfe des bois chez les Hipsters

La malchance, du débutant au vétéran

Le coach débutant perçoit souvent SA malchance comme extrêmement déterminante au résultat d’un match. En cas de défaite, il peut devenir très émotionnel avec ses dés (plutôt que de remarquer son enfilade de mauvaises décisions). Un match revanche va parfois être demandé et celui-ci sera probablement à nouveau perdu par la faute à d’autres mauvais dés. Il vaut mieux ne pas tourner les infortunes du débutant à la légère car ce pourrait être perçu comme élitiste !

Un coach vétéran victime de ses dés est davantage en mesure d’apprécier le comique de sa situation (mais pas toujours). Souvent, il est plus ouvert à en discuter et à en rire et s’il gémit encore parfois, au moins il ne le prend plus aussi personnel. Le coach vétéran a compris que si, un jour, il ne parvient plus à gérer émotionnellement ses « mauvais dés », il devra retourner vivre dans le sous-sol chez sa maman et renoncer à sa femme si jolie ainsi qu’à ses enfants si cools parce qu’il sera vraiment trop honteux.

Entre le débutant et le vétéran, il y a le coach intermédiaire avec lequel on a avantage à marcher sur des oeufs. Le coach intermédiaire est généralement sur le point de craquer. Soit il est entrain de se résoudre à une vie de coaching ponctuée de malchances, soit il est entrain de préparer sa croisade au-delà des mers et des montagnes pour vous enfoncer ses ex-dés préférés dans l’arrière-train.

Coaching : Pourquoi joue-t-on mieux contre un bon adversaire ?

coachingVous avez probablement déjà expérimenté ce phénomène: quand vous respectez le coach assis en face de vous, vous élevez naturellement votre niveau de jeu. Mais pourquoi ?

Le développement de chaque coach suit souvent une progression très standard dans le monde du blood bowl. Nous démarrons tous notre carrière en tentant les jeux les plus crétins parce que, euh… on ne sait pas faire autrement. Au fil des déculottées, on gagne en habileté et transitons vers un style de coaching conservateur visant à minimiser notre prise de risques tout en maximisant celle de nos adversaires. Une fois ce niveau (parfois très ronflant) dépassé, on s’empli d’une divine sagesse infinie qui nous inspire à nouveau des folies, à la différence qu’on sait maintenant pourquoi on s’y adonne !

Par exemple, on va parfois observer un coach expérimenté jouer volontairement tout croche face à un débutant car il a saisi qu’il va gagner plus de matchs de cette manière. S’il défendait en colonnes bien proprettes en laissant son adversaire faire sa cage et profiter d’un maigre blitz par tour, bien… dans cette situation-là, à peu près tout le monde va arriver à correctement lire le jeu. Il minimise alors son risque pour lui… bref, il joue le match pour lui. Il lui suffit ensuite d’encaisser une mauvaise sortie et de subir un « snake » mal placé pour être dans de beaux draps, exactement comme il le serait face à une plus grande pointure.

Il n’est pas vrai qu’un bon coach doit tout le temps être prévisible et jouer conservateur. S’il reprend le scénario ci-haut et qu’il choisit plutôt d’enchaîner les folies*, mais de manière plus méthodique qu’à ses débuts, son adversaire débutant aura à prendre davantage de décisions. Les chances sont grandes alors qu’il se pourrisse exponentiellement à coups de mauvais choix parce qu’à blood bowl, le nombre de mauvaises décisions qu’on peut prendre est presque infini.

Il arrive régulièrement qu’un coach traditionnellement chancelant se mette soudainement à bien jouer contre un adversaire de qualité. Peut-être que ses options de jeux sont tellement réduites qu’il ne lui en reste que des bonnes ? Peut-être que son attitude face aux risques est influencée par celle du coach d’en face ? Peut-être qu’il aborde le match comme un « test » qui demande davantage de sérieux ? Peut-être qu’il y a la soudaine réalisation que de tenter des choses rigolotes va résulter en un très triste rouleau-compressage à sec ?

Au final, c’est peut-être ce qui explique ce phénomène; on joue mieux face à un coach compétent parce que les situations de jeu sont plus « lisibles »… et que notre homologue d’en face est davantage sous pression en devant parer à l’avance toutes les crétineries qu’on pourrait tenter.

___

*Toutefois, j’avoue qu’il y a toujours un petit malaise à enchaîner les « all ins », aussi habiles soient-ils, parce qu’on tend à ruminer toute sa carrière la première fois où on s’est fait dépuceler sur un jeu du genre.

Coaching – les débutants et les dés

coachingMême si les mathématiques sont ce qu’il y a de plus près d’un dialogue avec Dieu, elles ne sont pas absolues. Hérésie ? Non, pas du tout ! À blood bowl, chaque tour de jeu est différent. Parfois 1 chance de réussite sur 6 est ce qui vous enverra au paradis. D’autres fois, c’est 35 chances de réussite sur 36 qui vous enverra en enfer.

« Wo, là, les chiffres ! Je fais comment ? »

En général vous devez décider des jets de dés risqués que vous allez tenter dès le début de votre tour et réalistement évaluer s’ils vont réussir ou avorter. Si vous prenez le pari qu’ils vont fonctionner (contrairement aux coachs vétérans, les débutants font souvent preuve d’un optimisme indécrottable), vous devez préparer vos jets de dés risqués en réalisant toutes les actions de support exemptes de risques et toutes les actions de support risquées nécessaires à la réussite du pari. C’est une erreur courante de ne pas se préparer à sa bonne fortune.

De même, si vous avez un jet de dés très important à faire durant votre tour, préalablement rouler des dés sans rapport avec l’action principale est une invitation à recevoir un double-crâne qui volera votre relance. Lors d’un tour de jeu charnière, chaque roulement de dés doit s’accompagner d’une bonne raison.

« C’est dont bien stressant tout ça ! »

Une autre erreur que font souvent les coachs débutants est d’être toujours celui qui roule les dés. Rouler beaucoup de dés mène invariablement à des échecs, mais aussi parfois à des catastrophes. Que vous rouliez naïvement ces brouettes de dés est presque certainement ce qui empêche votre adversaire d’en faire autant et, d’un même souffle, ça fait de vous le responsable de sa bonne fortune. Vous devez réaliser que tenter votre chance peut parfois être pire que vous en remettre à la malchance de votre adversaire.

Un coach porté à rouler beaucoup de dés dès le début du match peut s’attendre à perdre. En règle très générale (il y aura toujours des exceptions), si vous êtes porté sur les brouettes de dés, apprenez à relaxer et réservez-les plutôt pour la fin de votre engagement.

« D’accord, j’ai compris. Mais ensuite, je fais quoi ? »

Rappelez-vous qu’à chaque match de blood bowl, des échecs vont arriver. Une minuscule part d’entre eux seront horribles… très horribles ! C’est statistique ! Vous devez toujours être préparé à ce que votre adversaire échoue un roulement de dés fatidique. Si vous n’êtes jamais en position de profiter du manque de bol de votre adversaire, il va toujours vous sembler avoir la m*rde au c*l. Vous n’avez pas besoin d’être le seul à vous écraser la figure sur des « Mettre le paquet » foireux. Apprenez à laisser votre adversaire rouler des dés afin d’être vous aussi encensé des gracieuses largesses d’Énéfel.

Après avoir réalisé que vous roulez beaucoup trop de dés, vous allez vous demander quoi faire à la place. Votre compréhension du jeu va s’être améliorée, mais vos résultats seront moins bons parce que ces gros roulements de dés, parfois, ils fonctionnaient… et ils vous ont même gagné des matchs. À ce stade très frustrant de votre « carrière », vous allez devoir développer votre positionnement afin de forcer vos adversaires à rouler davantage de dés et donc, à commettre des erreurs. Ne désespérez pas car ceci va venir avec la pratique sur le terrain et avec l’analyse (post mortem) des jets de dés que vous aurez choisi de rouler… ou non.

Cet article a été ajouté à la section coaching du site

Les nulles pour les nuls

coachingIl y a trois types de nulles : les bonnes, les mauvaises et les ennuyantes. Une bonne nulle est lorsqu’elle nous a sauvé d’une défaite. Une mauvaise nulle est lorsqu’on s’est fait voler une victoire. Une nulle ennuyante est lorsque rien ne s’est passé et qu’aucune équipe n’a pu se forger un avantage sur l’autre.

Si vos nulles vous semblent toutes bonnes, c’est super ! Continuez votre chemin ! Si vous obtenez beaucoup de mauvaises nulles, c’est clair, il y a une faille dans votre jeu. Analysez vos erreurs et cherchez des manières de les minimiser. Si vos matchs se terminent sur de nullissimes bâillements d’ennui, lisez ce qui suit !

La nulle ennuyante

La nulle ennuyante typique est celle qui se termine par un pointage de 1-1 lors d’un match où personne n’a arrêté l’offensive de l’autre. Si c’est un résultat courant chez vous, vous avez besoin de travailler votre défensive. Un autre type de nulle est celle qui se termine par un pointage de 0-0 où personne n’a compté lors de son tour de possession du ballon. Si c’est commun à votre expérience de jeu, c’est que vous avez besoin de travailler votre offensive.

Finalement, si vous vivez beaucoup de nulles à haut pointage (2-2 ou pire encore), c’est que votre défensive est très moche et que vous avez tendance à compter trop rapidement. Il vous faut alors analyser votre jeu. Étiez-vous 1-1 à la fin de la première-mi temps alors que vous commenciez à la réception du ballon ? Avez-vous compté trop rapidement et laissé du temps à votre adversaire pour riposter ? Généralement, il est important de « gagner » la mi-temps de son équipe (celle lors de laquelle on commence à la réception du ballon) et pour y arriver, il vaut mieux compter tardivement.

Avant de débuter notre propre engagement, il faut d’abord analyser réalistement notre capacité à contrôler le tempo, ce qui dépend beaucoup des races en jeu et des compétences des joueurs. Les équipes lentes et costaudes vont souvent préférer sortir le rouleau compresseur afin de se déplacer en masse vers l’avant tout en protégeant le ballon et en distribuant un maximum de blocages. Quand à elles, les équipes rapides et agiles vont plutôt préférer se mettre dans une position avantageuse qui va leur permettre de contrôler (bullshiter) quand et comment il leur sera le plus profitable de compter, tout en minimisant le nombre de blocages encaissés.

Les nulles, une question de tempo

À moins d’une catastrophe, à blood bowl, l’équipe qui a débuté la mi-temps à la réception du ballon a le contrôle sur le tempo de l’engagement. Il va de soi que les coachs aient tendance à vouloir demeurer dans cet état de grâce le plus longtemps possible afin de conserver l’initiative et de prévenir au mieux un contre-touché. Que chaque coach profite ainsi d’un seul engagement offensif durant un match résulte naturellement en une nulle.

Pour éviter une nulle ennuyante, un coach doit arriver à arracher le contrôle du tempo lorsqu’il est à la défensive, ce qui peut résulter soit en un touché rapide de son adversaire ou soit en un vol de ballon. Un touché rapide de son adversaire va lui redonner une forme de contrôle en lui laissant idéalement suffisamment de temps pour riposter avant la fin de la mi-temps, alors qu’un vol de ballon résulte habituellement en une perte de contrôle du tempo pour les deux équipes. Quoi qu’il arrive, ce sera certainement excitant !

Se créer des opportunités de gagner

Un match nul va parfois survenir parce qu’un coach n’aura pas tout donné pour la victoire. De fait, il faut parfois laisser une ouverture pour en recevoir une en retour et un coach doit être prêt à risquer la défaite pour gagner des matchs ! 

Un coach s’étant fait « rouleau compresser » ou « bullshiter » 1-0 après la première mi-temps, doit décider de son plan offensif de la seconde mi-temps en analysant sa situation (blessures, compétences et races en présence). La première option ennuyante serait de contrôler le tempo le plus longtemps possible pour terminer le match en une nulle de 1 -1. La seconde option plus excitante serait de compter un touché relativement rapide (3 à 5 tours) afin de profiter d’une chance de voler le ballon et de gagner le match – ce qui laisserait aussi une chance de gagner à l’adversaire. L’idée derrière ce plan est qu’avec seulement 3 à 5 tours pour mener son offensive, l’adversaire laissera tomber l’approche « lente et sécuritaire » et prendra des risques accrus afin de jouer pour la victoire.

Il va de soi qu’un coach doit avoir acquis une certaine expérience de jeu pour parvenir à bien jauger quand préserver un match nul et quand tout donner pour la victoire. À ce stade-ci de son développement, un bon conseil pour un coach intermédiaire serait de se pratiquer à contrôler le tempo afin de compter des touchés quand il lui est le plus avantageux de le faire et non pas seulement quand il est obligé de le faire.

L’article a été ajouté à la section coaching du site

Coaching : un mot sur la compétitivité

coachingFélicitations, vous avez adopté le blood bowl ! Ce jeu vous permettra de vivre des expériences enrichissantes tout en allégeant le stress du quotidien… sauf que voilà, vous n’aimez pas perdre. Une défaite vous fait grommeler (ou pire) et vous donne de la difficulté à trouver le sommeil. Pour quelques-uns, les effets se feront sentir jusqu’au lendemain (et parfois encore plus longtemps que ça).

Ne pas aimer perdre est normal et affirmer ne pas être un minimum compétitif (et jouer que pour le plaisir) est l’équivalent d’un show de boucane lancé aux yeux de vos adversaires. Heureusement, un coach peut atteindre une forme de paix intérieure en étant en harmonie avec le compétitif en lui-même. Voici quelques mots sur la compétitivité.

Des coachs et du blood bowl

Le blood bowl fait vivre des expériences enrichissantes en offrant aux coachs la possibilité d’acquérir de nouvelles habiletés et de relever de nouveaux défis. Les coachs qui voient leurs aptitudes s’améliorer tirent énormément de satisfaction de la pratique du jeu.

Killer Splash, Ph.D., directeur du Life Kills Center et professeur de psychologie à la Big Bad University, croit que c’est l’équilibre entre le défi et les aptitudes qui procure du plaisir dans la pratique du blood bowl. Le plaisir est à son top lorsque les coachs déterminent leurs propres défis à relever et mesurent leur rendement par rapport à ces objectifs. La récompense devrait donc venir d’avoir atteint ses propres objectifs.

Les coachs doivent relever un défi, mais ils peuvent avoir envie d’abandonner si le défi est trop grand. Pour mieux vivre avec le compétitif en soi, il faut se doter d’objectifs réalistes à atteindre (non, remporter un championnat n’est pas un objectif réaliste) et mesurer notre évolution par rapport à ceux-ci.

Le blood bowl est-il bon ou mauvais ?

Rock Rockins, Ph.D., directeur de l’École de dissection physique de la Yeurrk University, affirme que le blood bowl en tant que tel n’est ni bon ni mauvais. Les effets positifs et négatifs associés au blood bowl ne sont pas dans le résultat d’un match mais plutôt dans la nature de l’expérience du jeu.

Le blood bowl fournit des expériences positives lorsqu’un coach est opposé à des adversaires ayant une bonne attitude. Le respect des règlements et de l’adversaire ainsi que la capacité de faire face à l’échec autant qu’à la victoire sont des valeurs qui se transmettent entre coachs. L’appât du gain mène parfois à des situations grotesques lorsqu’il favorise la victoire à tout prix.

Comment peut-on être de meilleurs compétiteurs ?

Il y a toujours des gagnants et des perdants à blood bowl. En fait, comme on considère que seul celui qui termine premier est un gagnant, les perdants sont habituellement plus nombreux que les gagnants ! Accepter la défaite est une des leçons les plus importantes qu’un coach peut acquérir.

Chaque coach joue un rôle déterminant dans la façon dont son adversaire pourra tirer une leçon de sa victoire ou de sa défaite. Par exemple, les coachs qui font souvent une «entorse» au règlement enseignent à leur adversaire qu’il n’y a rien de mal à le faire alors que les coachs qui font face à un adversaire qui respecte les règlements seront portés à voir les questions morales d’un bon œil.

Crappy Shield, ex-coach du Destroy, dit que «les coachs doivent apprendre à accepter la défaite et apprendre à célébrer leurs réalisations même s’ils n’ont pas gagné le match. Entre autre, les coachs peuvent apprendre à accepter la défaite en ne lui accordant pas trop d’importance. Il faut se rappeler que tous connaissent la défaite de temps à autre, même les super-coachs.»

Les coachs peuvent parfois se retrouver dans une situation où la victoire est pratiquement impossible. Malheureusement, les primes de matchs sont calculés selon la valeur des équipes en présence et non pas selon la compétence des coachs. Le risque est réel de parfois se retrouver dans une situation où il est presque impossible de gagner un match.

La tendance à favoriser la victoire à tout prix est à l’origine de bien des maux dans le blood bowl. Au contraire, il est possible de mettre l’accent sur les efforts et la poursuite de la victoire. Les bons coachs savent qu’en maîtrisant de nouvelles habiletés et en apprenant à viser l’excellence, ils pourront se mesurer avec confiance à des adversaires de plus en plus forts, même s’ils commettent encore des erreurs.

Le blood bowl dans une vie équilibrée

Il est important que le blood bowl ne représente qu’un des éléments d’une vie équilibrée. Les coachs qui passent vingt heures par semaine sur le pitch n’ont pas le temps de jouer à d’autres jeux ou de participer à des événements culturels (ils deviennent alors des Skavens de divan). Les coachs doivent apprendre que le blood bowl n’est qu’une des composantes d’une vie active et équilibrée.

Pitch Baller, Ph.D., ex-professeur à la Peace & Hate University, précise que le coach doit vivre toutes sortes d’expériences. «Il est important que le coach pratique d’autres jeux de société, dit Baller. Ceci réduit la pression et apprend aux coachs que la participation est l’essence même du blood bowl.»

Le stress et la compétition

La pratique du blood bowl devient trop stressante lorsque les circonstances amènent le coach à croire que l’estime qu’on lui porte varie selon la qualité de sa prestation. Les recherches ont démontré que la crainte d’échouer et de ne pas fournir une prestation à la hauteur des attentes sont les principales causes de stress reliées à la pratique du blood bowl chez les coachs.

Vlad Kracken, Ph.D., psychologue de sous-sol du blood bowl, établit un parallèle entre le blood bowl et un virus. Une exposition unique importante peut rendre le coach malade. Par contre, de petites expositions à intervalles réguliers permettent au coach d’apprendre à utiliser son stress à son avantage. Des objectifs et des attentes réalistes permettront au coach de voir le blood bowl comme une source de plaisir, quel que soit le résultat de ses matchs.

***

L’article a été ajouté à la section coaching du site

COACHING : Quoi faire vs plus costaud que soi (en court) ?

coachingVoici un fait vécu typique

« Au secours, je me suis fait rincer ! Il avait « Garde » partout et des « Châtaignes » sur presque tous ses joueurs… Oh ! Et il m’a bloqué à deux dés durant tout le match.

J’ai remporté le lancer de la pièce et choisi de recevoir le ballon. J’ai compté en trois tours. Je ne voulais pas retarder le jeu parce que mes joueurs se faisaient sortir du terrain à vitesse alarmante. Quand est venu le moment de me défendre, il n’y avait rien que je pouvais faire et une grosse part de mon équipe s’est retrouvée aux bancs des KO et des sorties. Sa cage était solide et il n’y avait aucune manière de la briser. Il a compté au tour 8.

La deuxième mi-temps a été similaire mais en deux fois plus cauchemardesque. Avec déjà quelques blessures j’étais encore moins en mesure de défendre ma moitié de terrain. Mon équipe s’est fait « dépitcher » au tour 14… tous mes joueurs ont été sortis du terrain.

Comment est-ce qu’on peut se défendre contre une équipe plus costaude que la sienne ? Est-ce que la principale stratégie consiste en prier pour un botté profond (idéalement dans l’arrière train de l’adversaire) ? Il me semble qu’à partir du moment où la cage est formée, je n’ai plus aucune chance. »

Jouer la (les) force(s) de son équipe

À blood bowl, le gagnant est généralement le coach qui parvient le mieux à jouer les forces de son équipe et dans le cas ci-haut, ce fut l’adversaire. On ne peut pas toutes les gagner, il n’y a pas de honte à ça.

Face à une flopée de joueurs plus costauds que les siens, il est souvent mieux de se tenir loin (enfin, pas si loin, une petite case de distance peut suffire) et d’utiliser son avantage en vitesse pour se disperser sur le terrain. L’avantage en force de votre adversaire sera considérablement réduit si vous l’obligez à se disperser pour vous couvrir (c’est d’ailleurs une excellente manière de contrer la compétence « Garde »). Mano-à-mano, déjà, il sera moins imposant. Ensuite, vous devez utiliser votre avantage en vitesse et en mobilité pour atteindre vos objectifs de jeu.

Si vous forcez votre adversaire plus costaud à jouer en finesse, vous allez souvent gagner. Si votre adversaire plus costaud vous invite à une mêlée générale et que vous mordez à l’hameçon, vous allez souvent perdre.

Jouer éclaté et mobile comporte son lot de risques (sinon, où serait le plaisir ?). Autant que possible, pour éviter de tenter trop d’esquives risquées, cherchez des manières d’enchaîner les blocages à 2 dés. Par exemple, utilisez votre blitz pour libérer un joueur qui portera assistance sur un autre blocage à 2 dés, et ainsi de suite (pensez « effet dominos »). Ne poursuivez-pas et restez dispersé pour minimiser l’avantage de force de l’équipe adverse. Une fois tous les blocages à 2 dés réalisés (et tous les joueurs avec « Esquive » esquivés afin de porter assistance à d’autres blocages à 2 dés), il vous faudra faire des choix crève-coeur. Les blocages à 1dé avec « Blocage » sont moins risqués que les esquives à trois d’agilité sans « Esquive ». Aussi, les joueurs sans « Blocage/Lutte » ni « Esquive » qui ne contrôlent pas de zones de tacle cruciales (dont la perte de contrôle serait catastrophique) peuvent tenter des esquives pour se sauver… surtout s’ils ont une armure de 7 face à une brute dotée de « Blocage » + « Châtaigne » (en cas d’esquive ratée, le gazon, lui, n’a pas « Châtaigne »).

La réalité qui tue

Un bon coach disposant de suffisamment de tours de jeux réussit un touché la plupart du temps quand il reçoit le botté de ballon.

C’est pourquoi compter en trois tours de jeu (ou moins) face à un coach vétéran est extrêmement risqué car il a alors suffisamment de temps pour riposter confortablement – ce qu’un coach vétéran va réussir la plupart du temps. Il ne lui restera alors plus qu’à prendre son temps pour compter le touché gagnant à la seconde mi-temps. Ce scénario est le tremplin le plus typique vers un pointage de 2 à 1. Ça ne veut pas dire que cette situation va se concrétiser à tous les coups, mais c’est ce qui va arriver très souvent.

Voici quelques pistes supplémentaires à explorer pour causer des difficultés à une équipe plus costaude que la sienne.
  • Le combo de compétences « Griffes » + « Châtaigne » (+ « Écrasement »)
  • Utiliser son mouvement et/ou son agilité supérieur
  • Glander avec le ballon le long de la ligne des buts pour étirer le temps
  • Développer un joueur capable de compter en un tour
  • Développer un joueur agile doté de « Lutte » + « Intrépidité » + « Saut » (+ « Arracher le Ballon »)
  • La compétence « Frénésie » pour envoyer paître dans la foule
  • Agresser (intelligemment !!!) avec « Joueur Vicieux »
  • « Frappe Précise » pour botter profond là où ça fait mal
  • Contrecarrer avec « Garde » à fond la caisse
  • Embaucher un Sorcier en prime de match
  • Obliger un touché rapide (surtout si vous pouvez facilement riposter en 2 tours)

L’article a été ajouté à la section COACHING

La sécurité et la surprise

coachingÀ Blood Bowl, un coach doit toujours conjuguer la sécurité et la surprise. La sécurité est le degré d’imperméabilité à la surprise mais si un coach ne fait que jouer avec sécurité, il ne pourra jamais réaliser la surprise nécessaire pour déséquilibrer son adversaire.

Blood Bowl peut être joué uniquement avec sécurité et un coach peut devenir très bon de cette manière. Blood Bowl peut aussi être joué uniquement en cherchant à provoquer des surprises et le succès d’un coach devient alors lourdement influencé par la qualité de ses dés. La réputation d’être « chanceux » de certains coachs provient souvent de cette capacité à sainement conjuguer la sécurité et la surprise afin de chercher à déstabiliser tout en demeurant en contrôle du jeu lors d’échecs.

LA SÉCURITÉ

Même si le tableau des probabilités présente un degré de risque acceptable pour la majorité des actions du jeu, la réalité est qu’à peu près chaque jet de dés est critique à Blood Bowl. Puisque chaque jet de dés est critique et risqué, un coach doit nécessairement jouer avec une certaine dose de sécurité pour obtenir un succès à l’épreuve des aléas de ses dés.

La sécurité est l’imperméabilité contre le risque. Elle est essentielle pour préserver la combativité d’une équipe tout au long d’un match (voir même tout au long de son existence) et elle résulte des mesures prises par un coach pour s’assurer d’une protection contre les probabilités du jeu.

Sécurité = Risques calculés

Le risque est le potentiel de perdre quelque chose ayant de la valeur. Par exemple, un joueur, un déploiement avantageux et même la santé financière de son équipe peuvent être perdus lorsqu’on prend un risque. Le risque peut aussi être défini par une action intentionnelle au résultat incertain. Lorsqu’un coach gère sainement ses choix d’actions hasardeuses on dit qu’il prend des risques calculés.

Les trois principes fondamentaux de la sécurité
  1. La sécurité améliore la survie et préserve la combativité.
  2. Chaque risque avéré compromet la sécurité et donc la combativité.
  3. Une action préventive peut sécuriser une action risquée.

Lancer le ballon

Lancer le ballon est une action fréquente demandant une série de jet de dés compliqués. Une passe implique entre deux ou trois jets de dés tout dépendant s’il y a une possibilité d’interception (qui est un jet de dé risqué sur lequel un coach n’a pas de contrôle puisqu’il ne peut être relancé). Puisque le jeu est centré autour du ballon (dans la majorité des matchs, du moins), le contrôle du ballon est très important. Un coach doit alors considérer trois choses : où le ballon peut tomber en cas de fumble, où il peut tomber en cas de passe imprécise et où il va aller en cas de passe parfaite. En regardant toutes les possibilités du jeu, il est souvent plus sécuritaire pour un coach de conserver le ballon et d’oublier la passe (ce qui ne diminue en rien l’utilité qu’il peut parfois y avoir à lancer le ballon).

L’utilisation des joueurs

Un autre aspect important de la sécurité est le nombre de joueurs dont est constitué une équipe. Par exemple, si un coach a une formation de 11 joueurs, il ne peut pas réellement chercher les rendez-vous galants avec son adversaire. Chaque perte va lui être douloureuse pendant – et après – le match. Le plus longtemps un coach conserve sa formation intacte, meilleures sont ses chances de gagner. Il importe peu quelle race est jouée, les chances d’un coach de l’emporter diminuent à mesure qu’il perd des joueurs. Oui, les races agiles restent à demi opérationnelles avec une demi-équipe… non pas que ce soit une bonne idée. Pour une grande part, Blood Bowl est un jeu où un coach doit appliquer efficacement ses ressources et le moins de joueurs il a à sa disposition, le moins apte il est à résoudre avec sécurité des situations de jeu. En règle de pouce, il est plus avisé de se tenir respectueusement à une portée de bras de son adversaire (et/ou de tenir son adversaire à une portée de bras) jusqu’à ce que « quelque chose d’important » arrive.

Marquer un joueur

Marquer un joueur est une situation où un coach place en contact un de ses joueurs avec un joueur adverse. Marquer un joueur est l’équivalent de partir à la guerre: quelqu’un va avoir mal (ce qui est contraire au principe de sécurité). Si toutefois vous décidez de partir à la guerre, ne le faites pas à moitié (ce qui serait aussi contraire au principe de sécurité). Il y a bien sûr diverses opinions sur le sujet mais dans tous les cas il ne sera pas faux d’affirmer qu’il est généralement mieux de ne pas marquer un joueur que de le marquer.

Ceci dit, les situations de jeu sont nombreuses où un coach voudra briser cette règle. Par exemple, si une équipe est timide et préfère esquiver plutôt que bloquer, il y a peu de raisons  pour un coach de ne pas partir à la guerre puisqu’il ne peut pas perdre. Attention toutefois, les adversaires astucieux vont souvent trouver le moyen de bloquer en retour et débuter une mi-temps avec, par exemple, 4 Saurus et une poignée de Skinks sur le jeu peut ne pas être très joli et n’aidera pas au développement de l’équipe.

LA SURPRISE

Puisque le risque est présent dans toutes les facettes du jeu de blood bowl, l’application du principe de sécurité ne prêche pas l’abolition des risques. Au contraire, la sécurité est souvent améliorée par une prise de risques calculée menant à des surprises déstabilisantes pour l’adversaire.

La surprise peut changer un match de manière décisive – surtout face à un adversaire déployant peu (ou pas) de mesures préventives visant à améliorer sa sécurité. Par la surprise, une équipe peut nuire à la sécurité de son adversaire par l’investissement d’un petit nombre de joueurs et c’est pourquoi les équipes agiles au potentiel tactique plus élevé restent dangereuses même lorsqu’en désavantage numérique.

La surprise décrit une série de manoeuvres menées par une concentration de joueurs habilement supportée. C’est une attaque rapide et incisive cherchant à disloquer une formation en capitalisant sur son point le plus faible et, souvent aussi, sur son incapacité à suivre le tempo. L’utilisation continue de la surprise déséquilibre le coach adverse en lui présentant une série de situations continuellement changeantes auxquelles il lui est difficile de s’adapter.

La surprise apporte une solution aux confrontations frontales puisqu’elle est souvent réalisée à l’endroit d’un déploiement offrant le moins de résistance (c’est parfois la plus longue distance à parcourir qui est le plus court chemin pour se rendre à l’objectif). Si la confrontation frontale tend à essouffler les deux équipes en augmentant la résistance « par compression », la surprise détend la résistance en déstabilisant son équilibre, ce qui parvient parfois à ouvrir la porte à l’offensive principale.

Les trois principes fondamentaux de la surprise
  1. Une confrontation frontale sur une défensive ferme ne fonctionne presque jamais.
  2. Pour sécuriser son offensive, une équipe doit déstabiliser l’équilibre défensif par la surprise.
  3. La surprise est rarement l’offensive principale mais est d’avantage ce qui la précède.

L’utilisation des joueurs

Un aspect important de la surprise est le nombre de joueurs dont est constitué une équipe. Par exemple, si un coach a une formation de 14 joueurs, il est en bonne position pour prendre des risques et causer une surprise. Il peut aller à la guerre sans trop de soucis et peut aller jusqu’à réaliser des agressions même s’il a des joueurs K.O. Parfois, en fin de première mi-temps, un coach va se retrouver dans une situation où il va vouloir voir ses joueurs éjectés du terrain parce que sinon, ce serait un gaspille de salaires (bien assis à réchauffer le banc). Augmenter sa prise de risque en agressant à outrance ou en marquant des joueurs afin de nuire à la capacité de l’adversaire à jouer avec sécurité deviennent alors des avenues viables à explorer.

En bref…

Parfois mal comprises, la sécurité et la surprise ne cherchent pas l’abolition des confrontations frontales – qui restent parfois très utile face à une défensive faible… Elles encouragent plutôt une utilisation mesurée et intelligente des ressources afin d’éviter beaucoup de saignements de nez aux joueurs pour peu de gains concrets. Il ne vous reste plus qu’à sauter sur le terrain et à trouver l’équilibre parfait pour votre équipe !

(L’article a été ajouté à la section coaching du site)

Coaching – La créativité à blood bowl

coachingCette question survient régulièrement chez les coachs vétérans du blood bowl : « Quelle est l’importance de la créativité pour un bon coach ? Le plus de matchs que je joue, le plus les situations de jeu se ressemblent et le plus les solutions me semblent similaires. Est-ce que la créativité est nécessaire ou est-ce que la répétition finit toujours par l’emporter ? »

Voyez ce qu’en dit l’un des meilleurs coachs de blood bowl. 

« Quand un coach atteint un certain niveau de jeu, il se met à dépenser beaucoup moins d’énergie pour organiser son tour de jeu et son positionnement. Ces aspects du jeu lui deviennent plus ou moins répétitifs même si les meilleurs coachs vont toujours trouver des moyens de les améliorer. Par contre, il utilise davantage d’énergie à anticiper le prochain mouvement de son adversaire, à peaufiner son contrôle du terrain, à maîtriser le temps de jeu restant, à comprendre ce que l’adversaire attend de lui et surtout, à plutôt trouver un moyen de lui faire accomplir ce qu’il attend de lui. Ça c’est le « vrai » jeu et, une fois qu’un coach réalise ça, une porte à franchir s’ouvre dans son esprit. Il est là le niveau stratégique ou macro-tactique à partir duquel un coach développe son propre style de jeu. C’est là que la créativité vient faire une différence.

La résolution de problèmes très complexes demande, de par sa nature, de la créativité. Bien sûr, tout coach qui a suffisamment joué a nécessairement pris connaissance de toutes les théories et les techniques du jeu, mais ceux qui réussissent réellement à blood bowl le font en utilisant ces outils de manière créative. Les coachs dont le niveau de jeu stagne ont habituellement de la difficulté à résoudre des situations de jeu avec créativité. Parfois, il peut leur prendre 4 entières minutes sans arriver à résoudre une problématique alors qu’ils n’avaient qu’à puiser la solution dans les techniques de base que tout coach connait bien. Ils avaient tous les outils en mains mais sans la créativité pour les appliquer à résoudre leur problématique.

J’avais un mentor qui me proposait des puzzles de jeu à résoudre en me disant : « Cherche les solutions possibles à cette problématique puis reviens me voir quand tu penseras les avoir toutes trouvées. » Est-ce qu’il y a de la créativité à blood bowl ? Si vous pensez qu’il n’y en a pas, faites cet exercice avec un meilleur coach que vous !

Pour être honnête, je ne joue pas à ce jeu pour le plaisir de gagner sans histoires, même si ça m’arrive souvent. Je le joue pour les fois où rien ne fonctionne et où tout va directement en enfer. À ces moments, je dois rapiécer avec créativité une situation de jeu brisée tout comme MacGyver le ferait, afin de me sauver avec une victoire durement gagnée. »

***

L’article a été ajouté à la section Coaching du site.

Quelques secrets de coachs avancés

coachingLa base est bien connue. Je ne citerai pas la gestion des probabilités, le choix des compétences, le gros bon sens et tous ces machins du genre. Voici quelques pistes théoriques ou philosophies à explorer dans votre quête de perfectionnement.

(L’article a été ajouté à la section coaching du site)

separation-2

1. La charte « du pourri au meilleur »

Vous prenez des décisions à tous les matchs. Chaque décision à prendre présente beaucoup d’options que vous pouvez résumer comme ceci : pourris, mauvais, pas trop mauvais, correct, mieux, meilleur. Si vous pouvez repérer et éviter le pas trop mauvais, mauvais et pourri, vous allez bien faire. Si vous voulez avoir du succès, il vous faut identifier et jouer avec constance le meilleur.

Plusieurs coachs échouent à cause de prises de décisions trop souvent correctes. Quelque fois vous devez dire « non » à un jeu correct parce qu’il vous demanderait trop de ressources pour le matérialiser. Les coachs avancés utilisent leurs ressources pour uniquement jouer le meilleur.

Ne soyez jamais satisfait d’une décision correcte. Cherchez avec acharnement le mieux et le meilleur jusqu’à ce que vous sachiez les reconnaître à tous les coups.

separation-2

2. Investir en soi est ce qui rapporte le plus

Il n’y a pas de pénurie de conseils en tous genres. Faites ça, positionnez-vous comme ceci, évitez de faire ça, etc. Parfois, un blocage à 2 dés va vous demander la moitié de vos ressources à réaliser… c’est un très piètre retour sur investissement. Une esquive peut réussir. Une passe peut vous sauver les fesses. Une retraite stratégique peut vous faire souffler un peu… il y a plusieurs moyens d’investir ses ressources. Mais aucun, je répète, AUCUN choix n’est meilleur que d’investir sur soi-même.

Le meilleur investissement que l’on puisse faire sur soi-même est de se permettre d’apprendre en compagnie des meilleurs… exactement comme on devient un bien meilleur peintre en observant un maître compétent plutôt que le contraire. Vous ne saisirez peut-être pas beaucoup en une seule fois, mais cette séance amicale va contribuer à ouvrir quelques portes dans votre esprit.

Vous remarquerez que les coachs avancés jouent beaucoup entre eux. Jouer entre coachs intermédiaires est bien et tout mais un coach progresse généralement mieux en observant le jeu d’adversaires de hauts calibres.

separation-2

3. La loi de la réciprocité.

Un coach avancé comprend qu’il peut influencer son adversaire et changer la perception qu’a celui-ci du jeu. La loi de la réciprocité est parfaitement applicable à Blood Bow et les coachs avancés reconnaissent qu’il faut souvent donner une ouverture pour en recevoir une en retour. Ils excellent à diriger leur adversaire vers le jeu qu’ils veulent le voir jouer par un exercice de vente très subtil de par leur positionnement. Les coachs avancés cherchent souvent à influencer le jeu de leur adversaire sans que celui-ci ne s’en rende compte.

separation-2

4. Les coachs avancés ne sont jamais satisfaits

Un coach qui ne trouve pas de tâche utile à assigner à un joueur fait généralement quelque chose de travers. Les coachs avancés ne sont jamais pleinement satisfaits de leur jeu et essaient toujours de tirer un maximum de jus de leur positionnement. Le coach avancé est généralement un vétéran enculeur de mouches.

Enculez toujours les mouches. Ne laissez jamais passer un moment d’enculer une mouche. Profitez de chaque occasion qui vous est offerte d’enculer une mouche afin de tirer le maximum de votre jeu.

separation-2

5. Un coach avancé continue à persévérer

Un coach avancé encule les mouches. Souvent. C’est ce qui lui apporte du succès. Les meilleurs coachs reconnaissent que ce qui leur a permis d’obtenir du succès est ce qui leur permet de le maintenir. Les histoires abondent de coachs jadis avancés s’étant fait reléguer par le jeu. Après avoir travaillé fort, ils ont arrêté de le faire et leur succès s’est tarit.

Le secret pour devenir un coach avancé est exactement le même que pour le rester.

separation-2

6. Un coach avancé est plaisant à jouer

Ceci n’est pas réellement un secret bien gardé. Il est acquis qu’un coach avancé doit souvent jouer pour continuer à s’améliorer et qu’il ne pourra plus le faire s’il est le seul « survivant » de sa ligue. En conséquence, celui-ci est conscient qu’il doit chercher à être plaisant à jouer en adaptant son jeu et la présentation de son équipe à l’écosystème de sa ligue.

Le coach avancé est conscient de sa capacité à dominer outrageusement un adversaire débutant ou intermédiaire et doit donc constamment chercher à balancer le style de jeu qui lui est agréable en relation avec le plaisir de ses adversaires. L’affronter doit toujours être un défi accessible et représenter une occasion d’apprendre. Aucun coach n’apprécie voir son équipe être violemment éjectée du jeu ou devenir radicalement à court de possibilités tactiques face à un adversaire trop hermétique.

Un bon coach se soucie de ses pairs.

L’offensive et les manoeuvres

coachingÀ blood bowl, chaque coach n’a qu’un maximum de 11 joueurs à sa disposition. Évidemment, ces ressources sont nettement insuffisantes pour couvrir solidement et hermétiquement un vaste terrain de blood bowl et, en conséquence, n’importe quel effort défensif sera toujours, au mieux, précaire. C’est la principale raison pour laquelle un coach est condamné à jouer de manière offensive s’il veut parvenir à l’emporter.

Look Sharp, Be Sharp, Go Forward!… et God Save the Queen!

(L’article a été ajouté à la section coaching du site)

separation

L’OFFENSIVE

L’équipe à l’offensive est normalement celle dont la position sur le terrain la rapproche le plus de son objectif – compter ou empêcher un touché. Une équipe dont l’offensive a échouée transite vers un jeu défensif – précaire, par la nature du jeu – lui octroyant beaucoup moins d’influence sur le déroulement du match.

Être en contrôle du terrain = être à l’offensive

Dans cet exemple extrême, les exubérants rouges exercent beaucoup plus de contrôle sur le terrain que les timides bleus.

L’équipe qui reçoit un botté débute avec le rôle offensif que lui procure le premier tour de jeu, mais avec très peu de contrôle sur le terrain dû à un positionnement épars devant tenir compte des multiples possibilités de bottés de ballon. C’est pourquoi le premier tour de jeu d’une équipe à la réception doit être joué avec prudence car il y a un gros risque d’y voir l’offensive avorter prématurément et transiter vers un jeu défensif précaire. En effet, le meilleur moment pour défaire une offensive est avant même qu’elle ne se coordonne, après quoi, la tâche devient beaucoup plus difficile.

Parvenir à un contrôle du terrain demande une implication matérielle sérieuse. Quand on est à l’offensive, on ne l’est pas à moitié, sinon c’est l’équivalent de partir à la guerre avec la moitié de ses troupes – celles envoyées au front se font massacrer pendant que le reste est impuissant. Parvenir à un contrôle du terrain nécessite principalement de la mobilité sans laquelle l’équipe devient plus à risque de perdre l’initiative et de voir son offensive avorter. Une équipe immobilisée est très souvent une équipe sur la défensive.

À noter qu’un coach faisant face à une offensive mobile et en contrôle du terrain est généralement en de moins bonnes dispositions pour cogner avec force puisque ses efforts sont plutôt concentrés à freiner son adversaire. En conséquence, l’offensive est l’une des meilleures protections dont peuvent bénéficier les joueurs d’une équipe. Cette protection supplémentaire explique pourquoi, dans la mesure permise par le timing du jeu, un coach ne doit pas être trop pressé de mettre fin à son offensive en réalisant un touché car durant ce temps, ses joueurs se font généralement un peu moins décimer.

L’offensive bleue embouteillée sur un côté exerce beaucoup moins de contrôle sur le terrain que la défensive rouge. Pratiquement immobiles et à court de possibilités tactiques, les bleus vont vraisemblablement transiter vers un jeu défensif précaire face à des rouges maintenant en position de débattre la possession du ballon.
Les bleus à l’offensive positionnée au centre du terrain cherchent à contrôler l’espace de manière à couvrir de futurs corridors de déplacements pour leurs joueurs (flèches jaunes). Cette préservation de leurs choix tactiques augmente leurs chances de rester mobiles et de voir leur offensive se prolonger dans le temps.
Les bleus opèrent une offensive très mobile face à l’effort défensif rouge. Leur adversaire étant maintenant pratiquement impossible à immobiliser, les rouges ne peuvent plus que prier pour un coup de chance inespéré.

separation

LES MANOEUVRES

Parvenir à contrôler le terrain devrait être le principal soucis de tout coach. Pour ce faire, il doit réaliser des manoeuvres cherchant à préserver la mobilité de ses joueurs et à les protéger de futures actions à hauts seuils de difficulté. Il doit constamment chercher à limiter le mouvement de l’adversaire, minant sa capacité à réagir en ne lui offrant que des actions statistiquement défavorables le cantonnant dans un rôle défensif – précaire, par la nature du jeu.

separation

LES DEUX PRINCIPALES MANOEUVRES

Ces deux manoeuvres sont le pain et le beurre de toute équipe de blood bowl. Elles sont en relation très proche avec la notion de cage et de course et en constituent, jusqu’à un certain point, des représentations plus complexes.

LE FILET

L’objectif de la manoeuvre est de chercher à contrôler une portion de terrain à l’aide d’un filet de zones de tacle limitant la mobilité de l’adversaire. Celui-ci peut servir à isoler des joueurs aux compétences particulièrement nuisibles ou à tenir à l’écart d’une offensive le gros des forces de l’adversaire. Il est aussi très utile pour embouteiller une équipe sur le bord du terrain.

Les bleus à l’offensive protègent une percée en appliquant un filet visant à limiter la mobilité de joueurs-clef (étoilés) rouges.
Les rouges ont tendu un filet pour réduire la mobilité de joueurs-clefs bleus afin de protéger leur offensive sur le porteur de ballon.
Un filet de joueurs rouges contrôle l’espace de manière à empêcher un nombre important de joueurs bleus de secourir leur porteur de ballon en difficultés.
Filet idyllique – et entièrement hypothétique – illustrant des rouges cantonnant des bleus dans un petit quart du terrain. Disposant pourtant du même nombre de joueurs que les bleus, les rouges contrôlent beaucoup plus de surface de terrain.
LA COUVERTURE

Elle provient généralement du besoin de protéger certains joueurs – souvent un porteur de ballon, mais aussi n’importe quel maillon faible doté d’une armure plus fragile que ses coéquipiers (exemples: goule, receveur humain, lanceur orque, skink, hobgobelin, etc). Une couverture peut aussi être appliquée pour protéger la mobilité d’un joueur important de l’équipe.

Les bleus utilisent un placement de départ appliquant une couverture pour protéger la mobilité de deux de leurs joueurs-clefs (étoilés).
Les bleus, d’une pierre deux coups, incluent dans la couverture de leur porteur de ballon un joueur à l’armure fragile (étoilé).

QUELQUES AUTRES MANOEUVRES

Même si la majorité des joueurs d’une équipe sont généralement occupés à créer des filets ou à appliquer une couverture, vous aurez aussi parfois besoin de joueurs pour réaliser ces autres manoeuvres.

marauderLE JOUEUR À PORTÉE DE TOUCHÉ

Il est parfois utile de maintenir un joueur à portée de touché afin de profiter d’une option tactique supplémentaire. Ceci fera parfois paniquer un coach débutant qui gaspillera des ressources pour éliminer la menace. Le coach avancé choisira généralement d’ignorer le joueur afin de se concentrer à améliorer son contrôle du terrain en profitant d’une nuisance de moins – ce qui, toutefois, ne diminue en rien l’utilité de la manoeuvre.

Alternativement, le joueur à portée de touché peut devenir un atout intéressant pouvant éventuellement attaquer ou soutenir à partir d’un angle de jeu plus faible.

LA TÊTE DE PONT

C’est la percée opérée dans le déploiement adverse; l’hémorragie à juguler, ou non, surtout si un coach anticipe une feinte. Dans la tête de pont peut se retrouver, ou non, un porteur de ballon. L’idée maîtresse motivant cette manoeuvre est de diviser les forces défensives tout en se dotant de choix tactiques accrus – surtout si l’équipe à l’offensive est rapide et agile.

Les bleus ont créé une tête de pont dès leur premier tour de jeu, laissant présager une éventuelle passe ou une feinte.

Le plus gros inconvénient de la tête de pont est qu’elle occasionne un faible contrôle sur le temps de jeu pour l’équipe à l’offensive. La raison est que les forces divisées des deux équipes tendent à exercer peu de contrôle sur le terrain, créant une situation de jeu instable qui force souvent un éventuel touché très rapide – un événement rarement souhaitable en début de match.

L’utilisation de cette manoeuvre est toutefois très courante en fin de mi-temps lorsqu’une équipe a à réaliser un touché à l’intérieur de deux tours de jeu, auquel cas une tête de pont typiquement composée de trois joueurs raze de très près la ligne de côté.

LE BUNKER

C’est le point fort d’un déploiement… s’il y en a un. Dans le cas d’une équipe lente et costaude qui tend à déployer l’ensemble de ses joueurs à proximité du porteur de ballon, c’est généralement la cage et ses environs. Dans le cas des équipes plus mobiles aux possibilités tactiques accrues, c’est l’endroit le plus solide du déploiement – qui n’est pas nécessairement l’endroit où se trouve le porteur de ballon. Parfois c’est une tête de pont et ce peut même être une feinte si celle-ci s’est exceptionnellement bien développée. Fortifier d’urgence un bunker est parfois essentiel pour y retraiter un porteur de ballon menacé afin d’y souffler le temps d’opérer une percée.

Ayant reçus un botté très profond, les bleus se sont préparés un solide bunker et planifient probablement y réfugier leur porteur de ballon.
marquer-un-joueurMARQUER UN JOUEUR

C’est une confrontation directe avec l’adversaire. L’idée est de réduire la mobilité d’un joueur en lui appliquant directement une zone de tacle. Toutefois, cette manoeuvre vient avec un prix: le joueur appliquant la zone de tacle devient vulnérable à un blocage défensif.

guerillaLA GUÉRILLA

Les tueurs d’une équipe ont souvent une cible peinte au-dessus de leur tête et il est fréquent de voir un coach protéger jalousement leur actif. La guérilla consiste à sortir le joueur de sa couverture le bref temps d’un blitz pour immédiatement l’y retourner s’y réfugier après son méfait. Cette manoeuvre permet de s’assurer un peu plus longtemps les services du joueur en l’empêchant de lui-même succomber au blitz d’un tueur adverse.

separation

MANOEUVRES D’ÉQUIPE

LA FEINTE

Vieille comme le monde, la feinte a sa place sur le terrain de blood bowl. Les équipes rapides carburent à la feinte alors que les équipes lentes vont généralement s’en tenir à marteler à outrance (mais parfois avec une terrible efficacité) l’évidence.

Un porteur de ballon tenant une position centrale sur le jeu est plus à même de feinter puisqu’il peut se porter à gauche ou à droite… à l’opposé de son homologue ayant choisi de longer le bord du terrain qui est beaucoup plus prévisible avec un seul changement de direction possible.

A) Les bleus tendent un filet ouvrant un éventuel corridor de course (feinte) sur leur flanc droit. B) Les rouges réagissent en fermant l’accès au corridor. C) Les bleus profitent d’un flanc gauche maintenant un peu plus ouvert pour s’y consolider.
Screen Shot 2014-11-06 at 14.43.53LA MASSE (« ALL IN »)

Manoeuvre qui consiste à étouffer temporairement la mobilité de l’équipe adverse en envoyant l’ensemble de ses joueurs au contact de l’adversaire. Un « All In » mal synchronisé engendre presque toujours l’échec d’une l’offensive suivi d’un transfert en déséquilibre défensif. Toutefois, lorsque réalisée avec synchronisme et minutie, c’est une manoeuvre très souvent décisive.

Screen Shot 2014-10-21 at 16.28.53LA RETRAITE STRATÉGIQUE… OU LA POLITIQUE DE LA TERRE BRÛLÉE

Freiner l’offensive adverse sans l’engager directement à l’aide de la défense 2-2-2 est une manoeuvre très intéressante. Il s’agit d’établir un contrôle du terrain avec l’implication totale de ses joueurs afin de réduire à néant la mobilité offensive de l’adversaire, tout en travaillant à conserver la mobilité de ses propres joueurs. Lorsqu’elle est utilisée avec succès, cette manoeuvre résulte en une guerre de tranchée appliquant de plus en plus de poids sur l’équipe en possession du ballon puisque celle-ci doit prendre des risques de plus en plus accrus à mesure que le temps de jeu se réduit.

separation

EN BREF…

Une équipe mobile, c’est bien, mais si elle utilise son mouvement amélioré pour s’appliquer à contrôler le terrain à l’aide de manoeuvres réfléchies, c’est encore mieux ! Maîtrisez cet art et vous serez une force offensive explosive réduisant celle de vos adversaires au rang de pétard mouillé.