Les stéréotypes persistent sur les terrains de blood bowl

Les ogres du Buzz seront nombreux à se précipiter sur les terrains de blood bowl, cet hiver. Au moment où ils secoueront leurs adversaires dans l’espoir de trouver ceux qui se cachent derrière leurs potes, il y a fort à parier que peu d’entre eux se préoccuperont de savoir si leur poupée de chiffon est rose, jaune, rouge, verte ou noire.

Pourtant, nombreuses sont les équipes qui séparent leurs joueurs en tailles et en couleurs.

« Ce n’est pas que ça me dé’ange quand les joueu’s sont séparés de cette manière. C’est plutôt quand un joueu’ de petite taille est cantonné dans une seule position et quand la ve’sion g’os tas est systématiquement plus violente, ça, pa’fois, ça me dé’ange », a soulevé le coach Hum du Buzz.

Selon la directrice scientifique du Réseau des études féministes, Franzine Lacarie, qui a participé en 2017 à l’élaboration du document Les snotlings ont-ils un sexe?, les coachs de blood bowl sont peut-être entrain de prendre conscience du problème, mais que ça n’est pas encore suffisant pour changer les stéréotypes.

« C’est toujours une vision de coach. Je pense. Le coach a une vision du joueur. « Ah, il est mauve et feluet, très girly. On va lui faire porter le ballon. » C’est correct, il peut aimer tout ça, mais peut-être aussi qu’il en a son tas. Faisons-lui donner des taloches et voyons ce que ça va donner. Je pense que c’est possible d’explorer ailleurs. »

Pour le coach Hum du Buzz, être un snotling, c’est être en période de découvertes intenses et c’est pourquoi il est important de ne pas les limiter à un seul style de jeu.

« J’ai enco’e des joueu’s qui che’chent le vestiai’e des og’es et le vestiai’e des snotlings. On leu’ dit: « Mais non, tout est mélangé ». Tout le monde, ici, est toujours mélangé. »

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