Fistons, Beau Gosse!

Par un froid vendredi soir de février, Beau Gosse s’est demandé comment il allait réussir à s’imposer comme capitaine auprès des joueurs déjà établis. La cervelle lui avait valu le titre de capitaine, mais pas le respect de la chambre. Il devrait acquérir celui-ci… autrement. En faisant des touchés? Non. Des passes? À cette suggestion, son coach ne cacha pas son amusement. En faisant des blessés? Il faut pas rêver.

Sa plus grande chance de s’imposer dans le club des Fistons était de faire ce que les Fistons font de mieux. Beau Gosse se ferait tapocher.

Sa décision prise, c’est la tête haute qu’il se présenta sur le pitch contre les joueurs de Kopesh, qui semblaient avoir déjà décidé de lui faire sa fête.

Nous pourrions parler de Ripper, invité au match, qui lança 3 superbes « passes ». Nous pourrions parler du touché de Pépaké suite à son atterissage, ou même du destin d’une recrue qui hérita du sobriquet de Planeur Rippeur suite à un autre atterrissage tout en finesse. Nous pourrions parler d’un plaqué dévastateur de l’autre recrue, Parizz-Os, qui envoya valser un squelette jusqu’à sa pressentie retraite. D’une pluie de bombes savamment dirigées vers la défense de Kopesh par Pesspipi. Ce qui retint l’attention, toutefois, est qu’à 4 reprises Beau Gosse finit la face dans la boue, pleine de sang, mais le sourire aux lèvres, ayant survécu à la brutalité des momies ainsi qu’à plusieurs fouls.

Lorsqu’il se releva enfin, Beau Gosse hérita du titre de joueur du match. Les Fistons avaient gagné la partie, mais Beau Gosse avait gagné le coeur de ses coéquipiers. Il est vivant. Il est fier. Il est… capitaine.

Vive Beau Gosse!

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